Proof if needed that English is sometimes a false friend for French,
and vice versa: the french word "grime" means an old ridiculous character in a theater play, meanwhile
the english word "grime" means dirt.
Since last thursday, an unknow hand has sticked posters in many parisian places showing french prez Nicolas Sarkozy in an Obama-posture-like overcoming the slogan "Yes, we can".
I saw them yesterday around Nation and Bastille Places, then in the Marais, with three (maybe more?) slogans:
Save 1,000 euros per year for each household, yes we can.
Produce a clean and sustainable energy in Europe, yes we can.
Create 1 million jobs essentially local, yes we can.
Another amazing fact, none has been grimed --english meaning.
Who can afford to create, print such posters and stick them?
... So, Sherlock Holmes from around the blogalaxy, who benefits from the grime? -- french meaning :-)
* Title freely inspired from the Sextus Roscius Case (in french, in english). Cicero asks the question which will remain famous: "Cui bono?" ie: "Who benefits from the crime?"
Update december 3: In the end, we know who benefits from the green grime. It appears that it's a non-well controled buzz led by sorcerers' apprentices http://cli.gs/MDSREd.
Parce j'ai lu chez Séverine l'ombre de ses angoisses quand ses enfants sont sur Internet, j'ai vu ressurgir les miennes.
Alors, mon fils l'avocat (11 ans) a eu droit à l'inquisition maternelle, sous l'oeil amusé de mon fils le médecin (13 ans) déjà passé à la question il y a quelques semaines.
[...] Lui : Non, on ment pas vraiment. C'est juste qu'on dit pas tout de suite des trucs que vous comprenez pas. Alors, on attend un peu. Enfin ça dépend. Moi : Cacher ce qu'on fait sur Internet quand les parents demandent, c'est quand même mentir, non ? Lui : Ben non, regarde : quand t'apprends les divisions, au début on te dit que 10 divisé par 3 ça fait trois et il reste 1. On dit pas tout de suite que ça fait 3,3333 et que ça s'arrête jamais. Sinon, on comprendrait rien. Alors dès fois nous on fait pareil, on dit juste aux parents qu'on fait des trucs sur internet. Mais on dit pas quoi vraiment. Moi : Pourtant les parents en général comprennent plus de trucs que les enfants, on a plus d'expérience, on peut mieux voir. C'est plus pour vous protéger que pour espionner. C'est à nous de ne pas tout vous dire tout de suite, pas le contraire, tu sais. Lui : Ben toi oui, pour Internet, mais ya d'autres trucs que tu comprendrais pas. Moi : Des trucs que tu fais et que tu ne me dis pas ? Lui : Ben oui. Moi : Comme quoi ?!? Lui : Ben des trucs. (rires) des trucs que t'as pas besoin de savoir.
silence
Lui : Rhoo maman, rien de grave. Des trucs aussi que tu comprendrais, mais que t'as pas besoin de savoir. Maman, tu leur racontais tout toi à Papy et Mamita ? Moi : ... non ... Lui : Ben tu vois. Moi : Oui, mais c'était différent. Lui : Ah ? et pourquoi ? Moi : Je ne sais pas. C'était moins dangereux, on savait moins de choses, on avait moins de contacts avec le monde extérieur. Déjà, on n'avait pas Internet comme vous. Et puis je leur disais pas tout mais quand c'était important, je leur disais. Lui : Ben, juste comme nous. C'était pareil ... Et papy et mamita, c'était quoi qui leur faisait le plus peur qu'il t'arrive de mal ? Moi : Que je fasse des bêtises, des mauvaises rencontres, que je cache des trucs graves, je ne sais pas, j'imagine, on n'en a jamais parlé vraiment tu sais. Ou alors je ne me souviens plus. Lui : Ben voilà, là tu vois on en parle. Et toi, c'est quoi qui te fait le plus peur qui nous arrive de mal ? Moi : Je ne sais pas bien. ... Ne pas savoir. Imaginer le pire.
Et là je me suis arrêtée net.
Je n'allais pas recommencer la énième recommandation sur les contacts, les personnes "méchantes" qui semblent si sympathiques, la vigilance comme seconde nature, les sempiternelles "tu sais que tu peux ou m'en parler, ou en parler à papa". Parce que le mieux est l'ennemi du bien. Et qu'à trop répéter, on finit par user le sens des propos. Et qu'à l'intérieur des limites, il faut bien qu'ils expérimentent un peu d'autonomie.
Et qu'à l'heure du goûter, la capacité d'attention est limitée à un temps égal à la descente en flèche d'un verre de jus d'orange (stoikilézapressées, humm strobon, ben oui mes copains aussi ils ont des blogs. Mais eux ils le disent pas trop à leurs parents. Il reste des madeleines au choc' ?).
Je n'ai pas osé lui dire que ma plus grande peur, c'était qu'il apprenne trop tôt que 10 divisé par 3 ça fait 3,3333 et que ça ne s'arrête jamais.
Mais, effectivement, il y a de cela. Peur qu'ils soient confrontés à des situations auxquelles ils ne sauraient pas faire face avec les valeurs qu'on essaie de leur inculquer. Et effectivement, il ya des moments où on doit juste répondre que 10 divisé par 3, ça fait trois et il reste 1.
Et soudain, un léger détail que j'avais occulté m'est apparu comme une évidence : ma plus grande peur est qu'ils n'aient pas assez confiance en moi pour venir me parler en cas de problème. Pas tant la peur qu'ils ne sachent pas faire la différence entre ce qui est "bien" et ce qui est "mal", mais plutôt la peur que confrontés à ce qui est "mal" ils ne trouvent pas le chemin pour venir m'en parler.
Pas facile de trouver le juste milieu entre leur apprendre à se passer de nous et garder un oeil vigilant sur ce qu'ils font. Etre parents sans être copains. Etre justes sans être autoritaires.
Etre compréhensifs sans être laxistes. Etre à l'écoute sans être sourds. Maudits enfants-rois ;-)
Je viens de comprendre que la confiance, certes, ça se mérite, mais de part et d'autre. Avec leur aide, cela devient tout de suite plus simple moins compliqué. A condition de ne pas perdre le lien. Et là, le risque est permanent. Avec ou sans Internet.
Cadeau bonux :
Si vous rendez Internet responsable d'avoir largué les amarres, voici 5 ressources basiques pour construire un pont et restaurer le dialogue :
Un guide pratique (brandé Symantec) avec une première partie retraçant les pratiques habituelles selon l’âge avec quelques recommandations liées à ces usages. Guide de la cyberfamille
J'arrête là une liste qui pourrait être sans fin tant le web regorge de conseils pratiques et pertinents. Parce que vous aussi, pour le moment, vous avez juste besoin de savoir que 10 divisé par 3, ça fait 3 et il reste 1 ;-)
"Si les trois milliards de personnes qui possèdent un téléphone mobile utilisaient un chargeur noté quatre ou cinq étoiles, cela économiserait en un an une quantité d'énergie égale à celle produite par deux centrales électriques de taille moyenne",
dixit monsieur Nokia qui, en plus de multiplier les initiatives autour de l'écologie, fabrique les chargeurs mobiles les plus économiques (en énergie) du marché.
Du coup, autant entrainer ses concurrents sur un terrain où ils ne peuvent refuser d'aller, surtout en ces temps de mieux disant green !
Et voilà ! Après, celui des réfrigérateurs, des téléviseurs et autres appareils inutiles mais indispensables, le comparateur énergétique des chargeurs de mobiles est né : s'y retrouve les 5 grands constructeurs mondiaux (par ordre alphabétique) LG, Motorola, Nokia, Samsung et Sony Ericsson. Et RIM Blackberry ? Ils pourraient rejoindre prochainement le mouvement sans toutefois aller jusqu'à devenir GreenBerry. L'iPhone ? Pas de son, pas d'image. Je veux dire concernant les chargeurs, rien de plus, que les choses soient claires.
Donc, dorénavant et à partir de bientôt, les performances de chaque chargeur seront visibles sur le site internet officiel de chaque constructeur, comme un bonnet d'âne ou un bon point, selon une notation basée sur les standards d'efficacité énergétique établis par la Commission Européenne.
Formidable, me direz-vous. Oui, mais quand même. Je ne peux m'empêcher. Excusez-moi de vous demander pardon mais, les constructeurs oeuvrent-ils dans le sens du vent par philanthropie et conscience écologique ?
Ma première réaction : je ne suis pas certaine que cela soit un facteur déterminant dans le choix d'un mobile, mais comme dirait l'autre, et en tout cas pour ce qui concerne Nokia, si ça ne fait pas de bien, ça ne fait pas de mal...
Puis, fidèle à mes tendance paranoïdes devant leurs yeux de Chimène pour mon ARPU, je vais quand même attendre que mon mobile soit distribué avec un chargeur solaire ou éolien pour me prononcer sur leur volonté de fer de clouer au pilori les vampires que sont les chargeurs électriques.
Je n'aimerais pas m'apercevoir qu'il s'agit là des bases d'une politique de justification de l'augmentation du prix des chargeurs, déjà élevé, qui, pour devenir encore plus écologiques, deviendraient soit disant encore plus chers à fabriquer. A tant faire, autant que ce soit pour des solutions réellement novatrices.
Qui a dit "il faut faire feu de tout bois et le green IT a bon dos" ?!?
Quand la controverse stérile accouche d'un intéressant cas d'école
Il y a quelque semaines, j'ai rejoint un groupeun site un bouzin de filles appelé twitter moms.
Comme son nom l'indique très bien, c'est là que se retrouvent des mères à majorité anglo-saxonnes qui twittent.
Comme dans la vraie vie, cette micro société aux contours flous regroupe autant d'individualités différentes que de micro groupes hétéroclites. Mais en quelques jours, je l'ai vu se transformer de pays des bisounours en formidable machine de guerre groupe de pression marchant d'un même pas.
Acte 1 : Le cheval de bataille
Motrin est une marque d'analgésique commercialisée par McNeil Consumer Healthcare. Pour faire simple, un comprimé/pilule de la famille "ça fait du bien là où ça fait mal".
L'équivalent en France de marques comme Advil, Brufen ou molécule Ibuprofène si vous avez le bon sens d'acheter la forme générique - mais c'est un autre débat..
Leur problématique : comment se différencier des concurrents qui vendent exactement la même molécule ? Easy as a pie, se disent-ils en eux-même et en anglais, car ils parlent couramment les deux langues : secouons la fourmilière des mères porteuses !
Quand je dis mères porteuses, je parle de celles qui façon kangourou sacrifient à l'autel de la mère idéale, souffrant en silence pour l'avenir glorieux de leur progéniture, qu'elles portent à tout bout de champ et à bout de bras. Jusqu'au bout du rouleau.*
C'est en tout cas ainsi que Motrin les voit, et à elles que Motrin s'adresse. "We feel your pain. Nous compatissons à votre douleur". Le ton est volontairement décalé voire humoristique. Le lancement du message coïncide avec le mois de l'International baby-wearing. (encore un truc qui bien qu'international semble purement nord américain, le mois du portage des bébés...)
Acte 2 : Les bouzins de filles dans les starting blocks ruent dans les brancards
Goutant peu cet humour iconoclaste, levée de bouclier des mères (agacées, outragées, humiliées) et même quelques pères, sous l'étendard des twitters moms qui propagent la controverse sur Friendfeed, nouvelle plaque tournante des réseaux sociaux.
"Non, ça fait même pas mal de porter ses enfants quand on le fait bien. Haro sur le Motrin, quel menteur" La contagion se diffuse entre autres sur FaceBook puis inévitablement aux agences de presse qui font leur chou gras de l'épineuse question. Est-il politiquement correct de porter une attaque frontale au piédestal de la mère courage?*
Un ramdam bien disproportionné par rapport au message en apparence bien inoffensif.
Acte 3 : Motrin déclare forfait
Motrin retire ses annonces en publiant ses plus plates excuses. Troisième mi-temps. On continue à en parler sur l'air connu des twitters moms 'On a gagné, wow le pouvoir des réseaux sociaux' entonné en canon par Motrin 'On est désolé, nous nous sommes mal compris, nous sommes aussi des parents. Votre avis nous importe'.
Epilogue :
A première vue, surtout si elle est courte : Motrin a mal évalué sa cible et l'agence qui a pondu le concept a fait travailler des créatifs qui en fait de portage ne doivent connaître que le portage salarial.
Quand on a le nez dans le guidon des demi-dieux de la communication que sont devenus les réseaux sociaux, on s'indigne qu'au lieu de descendre dans l'arène, Motrin publie un communiqué 'old school' sur son terrain site. Erreur stratégique tranche Seth Godin.
Je n'en suis pas si sûre.
Parce qu'en pratique si l'on analyse le discours latent des mères outragées, ce n'est pas la légitimité du cachet magique qu'elles contredisent. En clair, les mères répondent "t'es en train de dire que SI on a mal, et on ne dit pas qu'on a mal, c'est qu'on ne sait pas porter nos enfants. On n'a pas mal. Jamais. On ne peut pas avoir mal puisqu'on nous a appris que bien les porter ne fait pas mal !" Même des pères le disent !
Si monsieur Motrin avait employé le "je" au lieu du "vous", faisant parler une mère avec sa poche kangourou remplie d'un adorable bébé cadum sans fausse dramatisation -- comme l'aurait sans doute fait tout labo 1.0 consciencieux -- la face de la controverse en eut été changée.
La mère courage se serait alors reconnue dans le miroir tendu et ... fin de l'histoire ... qui en aurait parlé ? Personne. Inaperçu. Quel aurait été l'effet sur les ventes ? Zéro.
Motrin-le-malin n'à donc aucun intérêt à descendre dans l'arène des réseaux sociaux pour engager le dialogue parce que:
le but n'est pas d'être acteur de la discution, mais d'être sujet collatéral de la discution.
A quoi servirait d'engager le dialogue pour enfoncer des portes ouvertes que l'on s'évertue à décrire comme n'existant pas ? Si les mères disent ne pas avoir mal, aller discuter de quoi ? le "double langage" des mères qui n'ont pas mal n'appelle pas de réponse. C'est leur répondre sur ce terrain qui aurait été une erreur stratégique.
OK, au temps pour nous, répond Motrin, toutes nos excuses pour avoir été maladroit. Une vraie note à la de Gaulle un "je vous ai compris" magistral ! ... qui renvoie sur la FAQ des produits Motrin :-)
la polémique s'est déplacée sur le terrain traditionnel des medias
et d'une plus large audience. Répondre chez soi, c'est drainer des
pages vues sur un site avec des produits que l'on cherche à mettre en
avant.
Aucun concurrent n'a eu la réactivité de venir jouer le chien dans un jeu de quilles. Pas encore ?
Ce que j'en pense ?
Je parie ma céphalée annuelle que demain quand mère courage aura effectivement mal au dos, ou à la tête, bien qu'ayant vitupéré contre l'hérétique annonce, qu'ira-t-elle chercher dans le rayon de son super marché favori ? Du Motrin. -- Ah oui, aux US on achète ses analgésiques au super marché dans des bouteilles plastique et pas sous blister, ou alors à l'unité et pas par boîtes conditionnées de 12 comprimés inséparables, mais c'est un autre débat.
Et pourquoi donc pensera-t-elle à acheter du Motrin, pour elle, ou ses enfants, ou son mari ?
Empiriquement, parce que dans la solitude du rayon, il est possible qu'elle se souvienne que ça fait du bien là où ça fait mal et que Motrin a dit "We feel your pain", même si tout le monde sait désormais que porter sa progéniture, ça fait mal au dos mais qu'il ne faut pas le dire ça ne fait pas mal au dos. Même s'ils ont osé toucher à l'indétrônable icône de la mère idéale et idéalisée. Un peu sexiste d'ailleurs. Les (nouveaux) pères aussi portent leurs enfants et ont parfois mal au dos n'ont pas non plus mal au dos.
Le paradoxe humain est un facteur parfois surprenant.
Il peut arriver que cela s'utilise aussi comme ça les réseaux sociaux : une partie de billard à trois bandes dans un duo catégorie Soyez vus, jouez de la controverse.
Chacun y trouve son compte : les twitter moms nourrissent le mythe et se donnent une raison d'être. Protéger un secret de polichinelle, ça soude. Motrin pourrait y gagner en notoriété et, à la louche, en taux de pénétration du marché.
L'honneur est sauf. De part et d'autre.
Et la pilule prête à être avalée : Motrin, la seule molécule qui soulage les maux qu'on n'a pas.
* Je me sens d'autant plus légitime à "porter" ce discours que j'ai aussi porté mes enfants. Avec sac kangourou, dans un sac à dos, un sac hamac ou même à bout de bras. Suivant consciencieusement les consignes. Les trois premiers kilos et les premières semaines, c'est léger comme une plume. Magie de la découverte. Une expérience qui se vit, se raconte peu et dont l'euphorie de la charge émotionnelle se partage difficilement. Mais oui, aussi, parfois, toute médaille a son revers, ça fait mal à la tête. Et au dos. Et aux bras. Oui, parfois ça fait pleurer les mères et peut-être même les pères. Et prendre un cachet d'aspirine d'ibuprofène, ça soulage. C'est le nier qui est inquiétant. Et déloyal. Alimenter le mythe en idéalisant la condition de parent, ça donne encore plus mal à la tête. Surtout à celles et ceux qui y croient.
Eh oui, amis nigérians, détenteurs de la fortune de feu le cousin de l'oncle à la tante à Jules, veuves éplorées, dépositaires d'un compte numéroté plus blindé qu'une Mercedes immatriculée à Bahrein, j'ai une très très mauvaise nouvelle pour vous.
A partir du 20 janvier, le président-élu-Barack-Obama -- il faudra ainsi le nommer jusqu'au 20 janvier, parce que, jusque là, le tenant du titre, c'est encore W. -- donc, Barack Obama sera dans l'impossibilité de vous aider à recouvrer les millions de dollars de feu vos proches.
Dès que Barack Obama-le-président-élu prendra ses fonctions, ou il upgrade l'ordre établi ou il s'y plie. S'il s'y plie, plus d'ordinateur sur son bureau, pas de connexion directe à Internet. Certains d'entre vous se plaignent de ne pas avoir accès à leurs sites favoris au bureau ? Estimez-vous heureux de n'être pas Président !
En effet, si l'on suit le protocole et la Loi américaine en vigueur,
toute correspondance écrite du Président des États-Unis est sujette à
enregistrement pour rejoindre les archives officielles qui, en bout de
course, seront rendues publiques (c'est comme ça qu'on sait que Bill
Clinton a envoyé 1 mail pendant son mandat et W aucun durant les siens
!) et on ne rigole pas avec la sécurité dans le bureau ovale de la
Maison Blanche.
Il semblerait aussi qu'il n'aura même plus accès directement à ses emails qui lui seront livrés imprimés sur papyrus papier ... Bonjour les privacy settings à la présidence, sans parler de l'empreinte carbone ...
Du coup, fini les chaînes et les mantra en power-point à transférer à ses zamis, fini les petits tweets en direct messages, fini ichat, adieu les jam sur Pandora et les super duper pokes sur FaceBook. Ah ben oui, les men in black de la garde officielle n'ont aucune confiance en nous. Et ils n'ont sans doute pas tort. Mais tout cela n'est-il pas ... ridicule ? J'ai tout de même du mal à imaginer qu'il puisse se plier de façon aussi excessive à des règles de sécurité d'un autre âge.
Surtout qu'il n'y a pas que l'ordinateur qui représente une menace.
Il le savait et il le redoute, il doit aussi se préparer à renoncer à son Blackberry en attendant des jours meilleurs. Ah mais oui, les sms du prez transitant par RIM au Canada, certes petit frère, grand ami et fidèle allié, ça ferait quand même mauvais genre.
Si ça se trouve, ils vont l'obliger à utilisier un iPhone.
Allez, haut les coeurs, il faut voir le bon côté des choses, il reste 63 longs jours pour clavioter à s'en fouler les pouces ! Et puis, si ça se trouve, les militaires ont déjà dans leurs cartons un nouveau système de communication de derrière les fagots en alpha test, qui sait : La télépathie, c'est le téléphone de demain. Raymond Devos, in le sketch Télépathie.
T'inquiéte, Barack, j'ai connu ça (souvenez-vous !). Courage. On survit. Mal, mais on survit. Yes, you can ! ;-)
L'humour est une façon de remettre en question les choses qu'on considère comme intouchables.Jean-Louis Bory
Comme certains d'entre vous, il m'arrive à mes heures perdues de me transformer en hot-line intermittente pour famille et amis ouvrant de grands yeux devant les mystérieux mystères d'un PC plus têtu qu'un âne bâté refusant d'avancer.
Combien de fois ai-je entendu, "mon PC est nul, il ne comprend rien", "Microsoft, vraiment c'est insupportable", "Vista, c'est l'enfer" et autre micro-jurons.
En deux trois clics, les problèmes les plus étranges s'avèrent en fait résulter d'une mauvaise compréhension des instructions ou d'une mauvaise manoeuvre d'un propriétaire impatient, mais rarement (il faut être honnête) un vrai problème technique dû à la machine seule.
Alors, cet après-midi, après avoir vaillement nettoyé les écuries d'Augias sur le HP de mes enfants, dont l'anti virus prenait un fichier Dofus pour un Trojan (maudite machine, maudit AVG), après avoir refermé un eeepc qui me fait la nique en refusant soudainement de reconnaitre sa version d'XP pro qui n'a pas changé d'un pixel depuis des mois (maudit Microsoft, maudit XP), le ciel me tombe sur la tête ! J'ouvre mon VAIO, fidéle machine toujours ronronnante et là, enfer et damnation, plus de son, plus de musique, rien. Le monde du silence. Aphone, pire, muet.
Reboot. Check! Pas de son ! Maudit Microsoft! Maudit Vista!
Gestionnaire de périphériques. Check! Tout est OK! "La carte-son fonctionne parfaitement". T'as raison, toujours pas de son ! Maudit Microsoft, maudit Vista !
Check total de tous les outils, vérification de toutes les éventuelles erreurs disque. RAS. Et toujours pas de son !
Vérification en ligne de tous les drivers. Check sur http://www.touslesdrivers.com Très bien fait d'ailleurs ce plug-in. Manque deux petits drivers-son de rien du tout. Ah Ah maudit Microsoft, maudit Vista même pas capable de le signaler !
Reboot dans l'assurance de je suis la reine du monde ! Hein? Non! Toujours pas de son !
Maudite machine. Qui commande ? L'homme ou la machine ?
Et je me souviens. J'ai toujours dit que "la plupart des dysfonctionnements viennent du propriétaire ignare ou maladroit, l'un n'excluant pas l'autre."
Pause. Thé vert, madeleine au chocolat (pour la concentration). Réfléchir. Comme un miroir sans tain.
...
Bon sang ! Mais c'est bien sûr ! C'est vrai hier quand j'ai tapé le code d'accès de la carte 12h WiFi grâcieusement offerte par le barman du Park Hyatt, j'ai aussi configuré en mode économie d'énergie pour épargner ma batterie !
Dis, monsieur Microsoft, d'accord j'ai besoin d'un upgrade memory mais, tu pourrais pas créer un troudememoire.exe ? Ouvrir un pop-up disant "Hey, tête de linotte sans un fifrelin de jugeotte, Ya pas de son en mode éco", ce serait trop te demander ?
En résumé, là où autrefois les taux de conversion était situés entre 2 et 5%, ils seraient aujourd'hui de 0,00001 %. En 26 jours, les chercheurs apprentis spammeurs ont envoyé environ 469 millions de spams, dont 350 millions faisaient la pub pour un faux site calqué sur le modèle de ce qui fit l'âge d'or du spam.
Résultat ? Fin de l'âge d'or.
L'âge de raison, le meilleur des anti-spam gratuit ? Les utilisateurs ne se font plus pigeonner : à peine 28 ventes qui, si elles avaient été réelles, auraient rapporté
environ 100 dollars par jour.
Une misère par rapport à l'énergie déployée et aux risques encourus. Le spam est-il en train de mourir pour cause de non-rentabilité, ou les spammeurs vont-ils trouver de nouvelles solutions ?
Think global, act local!
Ne nous réjouissons pas trop vite ! J'opte pour la seconde hypothèse. Quand je vois les efforts fournis ces dernières semaines pour s'adapter local, la crise doit être sévère chez le spammeur mondial. Ils s'évertuent à parler entre autres Français (phase patois Google translate, semble-t-il) ! Et ils ne laissent pas tomber l'affaire. Je n'ai pas noté moins de spam, mais plus de 50% sont désormais en français, ce qui chez moi est une nouveauté.
Au rythme où les spammeurs se sont précédemment adaptés, il se
pourrait bien que cette "récession" soit simplement une phase de transition
pendant laquelle ils apprennent à parler correctement les langues étrangères.
Ce qui nous laisse un court temps d'avance pour devenir
intelligents, ou au moins vigilants, histoire de rester dans l'âge de
raison quand ils parleront un français impeccable ;-)
Si vous avez les adresses mails de quelques spammeurs souhaitant améliorer leur approche de la langue française, merci de les laisser en commentaire. J'ai quelques bons logiciels à leur proposer. En téléchargement gratuit et légal pour la modique somme de 19,90 euros via mon compte playpal nigérian.
Pour la crise de rire, il est encore temps.
La pharmacie a des positions fermes contre l'Ephémerid (une nouvelle molécule contre les effets des ans ?)
La main de poker dans le casino du zouave
J'en reçois plus que les sempiternelles chaînes de blagues éculées. Mes amis humoristes seraient-ils moins créatifs que mes ennemis spammeurs ?
Sur le vif, dialogue entre mon fils l'avocat et mon fils le médecin. Entendu dans le silence de ce dimanche après-midi :
- Ben non, Afro-américain ça veut pas forcément dire noir. - Si ! - Tu peux être américain et être blanc, non ? - ... hmm... mouais - Tu peux être africain et être blanc, non ? - ... hmmm... oui - Alors Afro-Américain ça peut pas vouloir dire noir ! ça veut juste dire africain ET américain, tu vois ! (long silence)
- ... Oui ... mais non. Pour tout le monde ça veut quand même dire noir. Ecoute, va voir maman, et demande lui de te raconter l'histoire de la chemise lilas.
(long silence puis bruit de course dans l'escalier)
- Ben toi, tu connais même pas le hareng vert qui siffle ! Maaaaaman, c'est quoi l'histoire de la chemise lilas ?
(second bruit de course dans l'escalier) Maaaaman, c'est quoi le hareng vert qui siffle ?
Si vous êtes curieux d'une synthèse sur la présence d'Obama et de McCain sur le web, jetez un oeil sur l'étude quasi exhaustive* de Virtua.
Elle répertorie, mesure la popularité et l'impact de leur présence internet sur la campagne selon 4 axes :
Intérêt éditorial (nombre de pages et d’articles de blogs qui font référence à Barack Obama et John McCain) ;
Popularité des sites officiels (nombre de liens ciblant les sites officiels des deux candidats) ;
Diffusion de vidéos (nombre de vidéos sur Youtube mentionnant les deux candidats, et nombre de visionnages de ces vidéos) ;
Réseaux sociaux (nombre d'amis ou de fans sur les pages officielles des candidats, sur les quatre principales plateformes sociales : Myspace, Youtube, Facebook, Twitter).
* 2 points non abordés me semblent néanmoins être manquants.
Un survol au moins quantitatif des commentaires générés par les "amis" et "fans" de chacun de candidats sur les 4 plateformes sociales étudiées. Empiriquement, on peut clairement imaginer que ceux d'Obama ont été les plus productifs/participatifs. Mais dans quelle mesure ?
Il manque une 5ème plateforme : Flickr n'apparaît pas dans cette étude. Dommage.
L'impact des images, dont chacun sait qu'une seule peut valoir plus que 1 000 mots, a assurément contribué au succès du président élu. Pour preuve, en moins de 48h plus de 3,000 photos supplémentaires ont été rajoutées sur le flickr officiel d'Obama par son équipe.
As soon as Kevin Rose validated that it was the true one, we were about 300 people to follow him. 2 hours later more than 4,000. And since, almost 3 people per minute!
Here's a part of a simple receipt for politicians from all around the world: sign up, make an interview with a popular twitterer to validate that you will be a true, authentical and sincere twitterer and the world will follow you. Well, breath, I just mean will follow your tweets ;-)
I'm not sure yet I'll go on following Al Gore. It will depend on how he will manage his account.
Then, say something interesting! :-) Interact with your followers, listen, answer, accord your twitter account a few time each day to manage it. You won't lose your precious time.
Note to the braves who will go west twitter:
If you're not yet on twitter, monitor what's happening around your name. Yesterday, I saw a twitter account opened in behalf of a french politician. I would bet it is a fake one!
Update: I've received the confirmation by email that this account is a fake one.
Here comes again the eternal question of digital identity and credibility and trust! Next time I will see his name appear, he would have more efforts to do to convince me to follow him without a reliable twitterer accreditation :-)
And what if it is his own account? Well, in this case too, he's doing wrong! 20 followers in one day and the doubt about the real owner of this account are a kind of proof, aren't they?
A french Obama ?
Since Obama election, I've heard hundred times a day that we need a "french Obama".
Many reasons are given to explain why we don't have one. (even eBay doesn't sale this kind of item ;-) From "french system is too locked for one to emerge", to "french people do not use tools as twitter, it would be a waste of time".
The main reason, please, forgive my chutzpa, is not said: the main reasonis that they all do it wrong! Last year the same french politician opened an account on Viadeo, known as "the french LinkedIn". As for today, 3 contacts... few, that's so few!
I won't pretend that french people are already on twitter. Neither that twitter is the right place for a french politician. But truly, it should be time to think about it and find a place on the internet, go outside of your institutional blogs/sites. Go out on the internet! There's life, light and conversations there!
Plus, guyz, you even need to sometimes speak english. That will not kill the french language. I promise. Fact.
When we need that our children learn more, and they have learnt faster than we did, show them that you are YET where they will be tomorrow! Begin today the virtual doorstep!
The theme
of this year is LOVE! You would love it! 30 Startups will also present in the startup
competition room and there will be plenty of networking space ... and of course parties such as the TechCrunch big one!
Demain soir, vous serez en majorité devant votre écran télé.
Mais pour ceux qui auront envie de suivre ce jour d'élection américaine sur le web (nous sommes de plus en plus nombreux) des sites qui proposent une vision globale du déroulement, il y en a des milliers. Alors, voici quelques uns de mes liens. De proximité. Vivants, réactifs, qui interpellent, posent des questions, répondent. Ceux de mes amis, ceux de conversation auxquelles j'ai envie de me mêler.
Alors, si pour sortir des sentiers battus, vous participiez en direct aux conversations qui se tiendront un peu partout dans le monde ? Une bonne occasion de vous familiariser avec twitter, de vous abonner à vos premiers fil RSS ou tout simplement d'écouter le bruit (filtré ou non) du monde au moment des premières réactions.
Donc, si vous avez envie de lire en direct ce qui se passe (ce qui se passe vraiment :) et de partager vos opinions/réactions, twitter est l'endroit idéal ... à condition bien sûr, d'accepter avec courtoisie que votre voisin voit plus loin que le bout de votre propre nez :-).
Faites un tour chez les geeks in love, Pamela et Vincent, qui twitteront en direct depuis Public Sénat. Avec un peu de chance, Vincent cartoonera aussi en direct :-) Pour en savoir plus, rendez-vous sur FrogBlog
Suivez le fil thématique US08 de twitlife, un agrégateur thématique de tweets. Pour en savoir plus, un petit tour sur cette video/tutoriel.
Faites également un tour sur Global Voices ne serait-ce que pour la plume de Claire qui twittera aussi en direct.
Et enfin, si vous préférez rester silencieux face au bruit de la foule, vous pouvez toujours la regarder s'ébrouer sur le fil thématique de twitter. Prenez garde, il s'écoule à gros flot. Plutôt recommandé aux bons nageurs :-)
Quels que soient ces résultats, faites votre révolution du 4 novembre, venez twitter et n'hésitez pas à venir me dire bonsoir !
Mon pronostic ? Essayant de faire la part des choses entre mes désirs et la réalité, j'espère que le pourcentage de personnes n'ayant pas osé affirmer aux instituts de sondage leur refus de voter Obama sera inférieur à 4 points. Go Obama, GObama!