Dieu, comme dirait Delpech, mais que tu étais jolie, Marianne, avec mon post en home page, dans ton Vent des Blogs.
Mais là, maintenant, du vent! Il va falloir être raisonnable et arrêter de m'envoyer des lecteurs.
Non mais qu'est-ce que tu imagines, fillette.
Tu comprends, ici c'est une petite gargote de quartier, pas un grand restaurant.
J'ai pas assez de fauteuils pour les visiteurs que tu m'envoies. Sans compter qu'à cause de toi, tes amis en rezo le Vendredi, m'envoient aussi des visiteurs dans les limbes de mon Pacifique.
Regarde, je t'ai mis une photo du paysage d'hier à l'heure du déjeuner, ça grouillait de touristes. J'ai pas de quoi les nourrir, moi.
D'accord, ils ne sont pas trop bruyants, mais une dizaine de commentaires quand même et un flot d'emails de questions pertinentes. Avec de l'humour en plus. Comme si j'avais le temps de rire.
Et puis, ils sont tout le temps là, une déferlante continuelle depuis deux jours. J'ose à peine bouger.
Je t'ai pris une photo du traffic live sur 24 heures, tu vois bien qu'aux heures de pointe, ça fait des embouteillages. Mille par jour, j'ai pas l'infrastructure.
Tu vas rire, parce que toi tu as le temps, mais même ma mère qui te lit, tu l'as envoyée ici. Et ça, tu comprends bien que c'est une intrusion, dans sa vie privée et dans la mienne, inacceptable.
Surtout, et là tu vas moins rire, qu'elle a rameuté la famille (ils sont venus, ils sont tous là, même ceux du sud de la webie, y'a même Georgio, le fils maudit, avec des cookies plein les bras) et tous les voisins (qui n'en manquent pas une dès qu'il ya du ragot à se mettre sous la dent).
Ce qui t'explique sans doute possible les plus de 2,760 2,935 3,800 lectures de ce post "vomitif qui suinte la condescendance" sur ton site à l'heure où je t'écris. C'est la première fois que ma junk-food donne ainsi la nausée, je ne veux pas d'ennui avec les services sanitaires.
Et les excuses que j'ai dû faire, à ceux qui m'avaient invitée à diner et, par avance, à ceux qui m'inviteront et qui craignent désormais de se voir caricaturés. Tu y as pensé ?
En plus, il faut que je t'explique un truc : tu n'es pas limitée en nombre de caractères dans un copier coller. Ce n'était donc pas si compliqué d'en faire un du post en entier. Tu sélectionnes, clic gauche de la souris, puis ctrl C, Ctrl V (pomme à la place de ctrl si tu es sur Mac) et le tour est joué.
En le coupant, tu as non seulement obligé tes lecteurs à se déplacer ici (on en a perdu quelques-uns en route et je n'aime pas abandonner les brebis égarées) mais en plus, une vague s'est crue obligée de s'abonner à mes flux. Vaguelette, certes, mais quand même !
J'aime pas quand les chiffres bougent, ça fait du bazar dans mon Google analytics et après je ne vois plus très bien si mon cousin de Levallois vient me lire ou pas. Avec ta horde, ça fait trop de monde qui débarque, tu comprends, je ne vois plus qui est qui.
Pire, il y en a même qui sont venus en mobile. Tu le crois ça, Marianne ?
Ce qui tendrait à prouver qu'il n'y avait pas que du No Techno Logique dans le lot (pas le département, yen a aucun qui soit venu du Lot, beau département pourtant).
C'est abuser, quand même.
Ah oui, j'allais oublier. Je ne sais pas qui t'a parlé de moi, mais je ne lui dis pas merci !
Sache enfin que, dans ma grande mansuétude, pour cette fois, je te pardonne ton manque d'éducation et ta méconnaissance des usages, mais la prochaine fois, réfléchis à deux fois aux conséquences avant de débarquer comme ça avec toute ta meute.
Tu sais, moi non plus, comme tous les vrais blogueurs, j'veux pas de visite.
PS.: (Post Scriptum, que vas-tu imaginer ?)
Si vraiment tu ne peux t'empêcher de te balader, ne répète pas que c'est moi qui balance, mais il y en a qui mériteraient vraiment que tu les envahisses.
Je ne te lâche que 3 noms (de garçons, j'ai vu que tu venais de faire du tort à plein de blogueuses pour la journée des femmes), parce que je sais que des blogueurs-associés, tu en connais déjà plein :
- Rubin, par exemple, il pose des questions sans arrêt. T'imagines même pas. Lui clouer le bec avec une déferlante, ce serait une belle leçon.
- Jérémie, lui il est toujours prêt pour la provoc' et des sujets que tu te demandes pourquoi c'est pas toi qui en parles en premier. Mais si tu veux l'envahir, faudra te lever tôt, ya toujours des gens de Rue89 ou de Libération qui le surveillent du coin de l'oeil.
- Quant à Xavier, tu auras moins de mal à l'attraper, lui, il est toujours souvent en retard. Mais si pour partir en balade, tu as un problème de train, appelle-le de ma part, c'est un potapepy.
Allez, sans rancune, Marianne. Vilaine rapporteuse ;-)




