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Posted by Myriam on May 30, 2009 at 07:14 in Potential | Permalink | Comments (1) | TrackBack (0)
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C'est quoi une marque qui marque ?
"Vous savez que votre marque a du succès lorsque vos parts de marché dominent votre secteur.
Un autre bon indicateur est lorsque le nom de votre marque devient un verbe.
Une troisième façon de démontrer les prouesses de votre marque est de prendre la tête du Brandz Top trois années consécutives.
Google peut désormais le dire:
"J'y étais, je l'ai fait".
Pour les trois."
Nigel Hollis
Comme chaque année depuis 4 ans, l'Institut d'Etudes Millward Brown, sorte de leader mondial des études de marque et de la communication publicitaire, a rendu les résultats de son classement mondial des marques les plus puissantes.
4 tendances se dégagent dans le classement 2009 : les marques qui progressent
La place de la France à l'International ? Les marques françaises se comptent sur les doigts d'une main des deux mains ...
36 pages d'une étude à décortiquer ligne par ligne. Si vous disposez de vraiment peu de temps, rendez-vous directement page 34 lire les 10 keys take outs.
Ce n'est pas forcément votre destination d'entrer dans le top 100 des marques mondiales, mais à une époque où les investissements marketing impliquent un retour sur investissement plus rigoureux que jamais, ce classement est une excellente source pour identifier en quoi la valeur créée par une marque est capitale dans le capital ...
Pour ceux que l'anglais ne rebute pas et pour qui le sérieux du Financial Times n'a pas d'égal, le sujet est traité en 4 pages compactes mais bien nourries. Enjoy!
Posted by Myriam on May 27, 2009 at 06:34 in Marketing/Advertising | Permalink | Comments (0) | TrackBack (0)
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As explained here, the “419 scam,” also known as the “Nigerian scam” has been around since the 80’s and is one of the most sent types of spam in existence.
The scam gets its name from the section of the Nigerian Criminal Code that deals with fraud. The emails, most of which claim to come from people in one of the African nations (some also claim to be from people located in South America, Central America, or Europe), contain a variation of the same basic story involving a bank account containing millions of dollars.
Last week I've received a new kind of inovation: not even in my junk box, directly in my inbox, sent by the New-York Times itself!
The scammer sent an article with his own private message. Too bad to use intelligence in the service of dishonesty.
I don't know yet what NYT should do to avoid this, and I hope it's only an isolated initiative and not a growing strategy.
Whatever, don't be naive, don't be fooled by scammers, report them, and if you feel strong enough, scambait them as The Ebola Monkey Man :-)
What is scambaiting? Well, put simply, you enter into a dialogue with scammers, simply to waste their time and resources. Whilst you are doing this, you will be helping to keep the scammers away from real potential victims and screwing around with the minds of deserving thieves.
You can find help on 419eater and even partners on twitter ...
Note à destination des francophones : L'équivalent français existe auprès des Croque-escrocs, moins actifs que leurs cousins anglophones.
Pour plus d'information en français, c'est par ici.
Posted by Myriam on May 25, 2009 at 06:27 in Execution is the key | Permalink | Comments (0) | TrackBack (0)
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Je connais une femme qui met un point-d'honneur à se faire appeler Madame LE Secrétaire d'État, sans doute pour éviter toute confusion avec l'état subalterne de la sienne.
Parfois, pour certaines femmes, le rang social importe plus que le sexe des mots.
Une autre s'accroche à son Madame LE Ministre, comme une médaille au cou d'un militaire.
Parfois, pour certaines femmes, le sexe des mots se porte en uni-forme.
Une autre encore, qui bien que mauvaise auteur, se prétend écrivaine.
Parfois, pour certaines femmes, le sexe des mots ne masque que des écrits vains.
Mais une cheffe d'Etat, j'avoue n'avoir jamais encore rencontré le cas.
Jusqu'à ce matin, où je suis tombée* sur ce barbarisme lituanien.
Mauvaise chienne de garde, à titre personnel, je préfère, au pire, quand aucun synonyme n'est disponible et ce qui est rare en français, le nom épicène.
Qu'en dit la gent masculine, la Présidente de Lituanie vaut-elle une guerre des mots ?
*Via le Bleu de Profession Politique que je lis de moins en moins, et bientôt plus du tout, depuis que, n'en déplaise aux rédacteurs et actrices, le bleu de twitter enrichit mon horizon.
Posted by Myriam on May 20, 2009 at 06:04 in This is a man's world | Permalink | Comments (0) | TrackBack (0)
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Mon précédent post sur le web social (souvenez-vous !) mettait des points de suspension sur les réseaux sociaux d'entreprise. C'est effectivement une histoire différente des réseaux sociaux grand public.
En préalable, si vous commencez la lecture de ce post avec quelques doutes sur l'utilité d'un réseau social d'entreprise, je vous recommande le passage par la case Atelier, qui vous permettra, non pas de toucher 20 000 - encore que, il ya du ROI caché sous l'habillage des réseaux sociaux d'entreprise - mais une vision plus claire sur la problématique.
Allez-y, je vous attends ;-)
Vous êtes revenu(e) ? Bien. Poursuivons.
Un des principes qui fonde ou devrait fonder la transmission des savoirs est de ne pas réinventer la roue, surtout quand elle tourne rond, mais quand faire se peut, l'améliorer.
Je ne vais pas déroger au principe, puisque les réseaux sociaux d'entreprise sortent de mon champ d'action habituel et qu'USEO publie un benchmark déjà remarquablement nourri : « Réseaux Sociaux d’Entreprise : une évolution culturelle en marche, étude des usages, des solutions et des changements induits ».
Ne vous laissez pas apeurer par le titre, un peu indigeste, les 157 pages du document se digèrent fort bien ;-)
Plutôt cuisine traditionnelle que cuisine moléculaire, il renouvelle néanmoins le genre jusqu'à alors émietté au fil des blogs et des contributions d'experts aussi divers que variés.
Web 2 .0, Entreprise 2.0, RSE réseaux sociaux d’entreprise … c'est un peu l'Arlésienne de l'entreprise. Tout le monde en parle et de plus en plus nombreux sont ceux qui essaient de s'y essayer !
Cette étude a le mérite de clarifier le paysage en offrant un zoom sur l'offre du marché et les apports.
En clair, si vous cherchez à comprendre ou à faire comprendre ce qu’est un Réseau Social d’Entreprise, découvrir ou valider les applications possibles et surtout choisir une solution, et de préférence la mieux adaptée à vos besoins, c'est le document qu'il vous faut pour démarrer la réflexion.
Cela ne suffira pas tant le sujet est vaste et sujet à caution. Aussi, s'il est de votre responsabilité de faire le tour de la question tout en restant à l'écoute de ce qui se dit (de bien informé), je vous recommande également une visite régulière
Il en existe certainement de nombreux autres, mais avec ces deux là vous concentrez 90% du filon. Ce sont des mines. De celles dans lesquelles puiser.
Note : C'est un des aspects qui, à mon sens, manque à cette étude pour l'ancrer dans un réseau de "professionnels de la profession".
A défaut d'une bibliographie fastidieuse, une "blogographie" de liens vers les sites et blogs des éditeurs, leurs équipes assortis de quelques liens vers des sommités du sujet aurait été la bienvenue. Cela aurait facilité la lecture, enrichi les références, sans rien ôter ni à la paternité, ni à la reconnaissance de la somme considérable de travail effectué par USEO.
L'étude est accessible sur le site d'USEO.
Une version (gratuite) intégrant l'évaluation de 5 solutions (Awareness, Bluekiwi, Clearspace, Elgg et Socialtext) est en accès direct.
La version complète, elle aussi gratuite, annonce intégrer l'évaluation de 10 solutions : les 5 précédemment citées plus Blogtronix, Igloo, Movable Type, Telligent, Tomoye et WordFrame - ce qui fait 6, donc 11 à la dizaine ? :-)
Elle est accessible via un formulaire à renseigner. 2 mn pour le remplir.
Quel que soit votre coût horaire, ça vous coûtera plus cher de prendre le temps de la lire que pour l'obtenir ;-)
Merci à Arnaud Rayrole de me l'avoir fait parvenir.
Posted by Myriam on May 19, 2009 at 06:10 in Réseaux sociaux | Permalink | Comments (1) | TrackBack (0)
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On choisit rarement l'empreinte que l'on laisse/laissera (ou pas) dans l'histoire. La grande ou la petite. ô tempora, ô mores.
Avant que George Clooney vienne enflammer les pauses-café des matinées brumeuses, il y eut quelques vrais acteurs qui ont accompagné mes loisirs et mon éducation. Dont Paul Newman.
Un bref survol de sa filmographie et c'est toute un pan de mémoire de ma propre vie qui défile. Les événements heureux et moins heureux, sans liens directs et souvent anachroniques, affectivement liés à la première fois que je voyais un de ses films.
Certaines personnes relient ces moments-là à des chansons. Moi, ce sont parfois des films.
Je me souviens de mes premiers étonnements et du flot de questions devant Exodus quand je l'ai vu pour la première fois.
Paul Newman y est sans âge, bien que né en 1925 et toujours là, bien que mort en septembre dernier. C'est la destinée des monstres du cinéma. Ainsi brodent les nécrologies et certaines mémoires personnelles affectives.
Et quand j'ai voulu passer Exodus (Otto Preminger, 1960), j'ai eu la surprise d'entendre mon plus jeune fils (le médecin, 11 ans, génération Z) tenant d'un air triomphant la bouteille de sauce salade exhumée du réfrigérateur :
"Il a vraiment existé Paul Newman ? Je croyais que c'était comme le clown Mc Do."
Oui. Il a vraiment existé.
Posted by Myriam on May 18, 2009 at 13:12 in Culture | Permalink | Comments (3) | TrackBack (0)
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Après l'annonce par Apple du milliard d'applications iPhone téléchargées
(gratuites et payantes confondues) en 9 mois, un doute m'assaille quant à ce "3
fois plus de pirates que d'acheteurs" ...
Le chiffre concernerait l'App Store US et c'est VentureBeat qui le dit.
Pas au travers d'une démonstration scientifique, statistiques à l'appui, mais sur la base de déclarations de 2 développeurs :
Josh Michaels développeur de l'application Ow My Balls constate dans ses statistiques que pour chaque copie vendue via l'App Store, 3 copies pirates sont téléchargées à partir du site Appulo.us. "Ow my balls y était accessible à peine 12 heures après être disponible sur l'Apple Apps Store" déplore-il.
James Bossert, développeur de Whack ‘em All retranscrit la conversation qu'il a eu avec un de ses pirates. Son ratio est de 4 copies pirates pour 1 vendue : 811 utilisateurs dont 196 seulement ont acheté son application. L'échange est intéressant à lire, d'une part parce qu'il pause la question d'actualité du droit d'auteur mais également parce qu'il éclaire la "logique" des communautés pirates.
250 heures de développement, plus le prix de la licence 99 USD, côté développeur auquel son pirate répond : "Mon but est d'offrir la possibilité d'essayer avant de dépenser son argent. Auparavant je ne crackais pas les jeux, mais après avoir acheté quelques jeux qui ne correspondaient pas à la description, j'ai voulu aider les autres à ne pas gaspiller leur argent sur des applications qu'on ne peut même pas refuser une fois qu'on les a achetées." justifie le pirate.
Et VentureBeat de suggérer une période d'essai qui permettrait, toujours selon eux, premièrement de réduire le piratage, et éventuellement d'augmenter le volume des ventes.
L'archaïque système des shareware qui devenaient utilisables passée la période d'essai. Vous vous souvenez ? Comment ? ça existe encore ? Au temps pour moi, j'ignorais.
De toutes façons, Apple semble refuser aux développeurs cette possibilité old school.
D'un point de vue purement business, on peut comprendre Apple : excepté pour des achats d'utilitaires pro (type RTM ou Instantpaper) la plupart des applications payantes (je parle là des jeux/gadgets) sont des achats d'impulsion.
Du prêt-à-consommer puis prêt-à-jeter. Sans connotation négative. Disons, à l'instar d'un bouquet de fleurs dont l'attrait disparait dès que les fleurs se fanent. La plupart les jette, une minorité les fait sécher.
148apps propose une base de données statistiques sur l'ensemble des applications disponibles, mais je n'ai pas trouvé de statistiques relatives aux usages.
Basé sur l'observation de mes usages et de ceux qui m'entourent, ce qui n'a rien de scientifique, nous sommes d'accord, la plupart de ces apps ludiques/gadgets sont utilisées plus ou moins intensivement dans les 24 h après leur téléchargement, puis ensuite quasiment plus jamais.
La majorité des apps payantes que j'ai dans mon iPhone, je ne les aurais pas achetées après une période d'essai. Mais sur l'instant, je les ai achetées. Les applications payantes dont je me sers régulièrement se comptent sur les doigts d'une seule main. Même constat autour de moi.
A mon sens, une version d'essai non seulement ne réduirait pas le piratage, mais ferait au contraire baisser le volume des ventes de l'App Store.
Il existe, en outre, déjà deux solutions allant dans le sens du non-intérêt à cracker les applications :
Une chose cependant m'étonne et présente peut-être un embryon de réponse : l'absence de réaction visible d'Apple*, alors qu'en apparence des solutions seraient facilement applicables.
Est-ce à la fois un signe faible en direction de la communauté des développeurs dont la masse (qui augmente chaque jour) est le gagne-pain quotidien des apps stores, mais signe que la communauté des jailbreaked/jailbroken* iPhones, condition technique pour utiliser ces applications pirates, serait vraiment minoritaire ? Les dev iPhone français sont-ils eux aussi confrontés à ce problème, ou est-ce un phénomène marginal ? Si vous avez des retours, partagez :-)
Note :
Une part non négligeable des revenus de la plateforme Apple, estimée à 5 millions de dollars annuels provient de l'achat par ces mêmes développeurs de la licence pour "droit à développer" et utiliser les ressources proposées par Apple.
Si vous vous demandez pourquoi la plateforme Apple connaît un tel succès auprès des développeurs, ou si vous cherchez des données pour choisir une plateforme de développement mobile, voici quelques éléments de réponse dans cette présentation de Teemu Kurppa, donnée au MobileDevCamp d'Helsinki.
*A mes zamis jailbreakés : je ne confonds pas jailbreak et pirates, pas taper :-)
Je précise donc pour les néophytes et éviter de longues discussions ultérieures avec mes amis jailbreakés intégristes : le jailbreak est un truc de geek le déverrouillage non-autorisé mais pas interdit du système d'exploitation d'un iPhone. Quand cela échoue, le risque est de se retrouver avec un joli presse-papier. Quand cela marche, cela permet de donner accès au système et aux applications non certifiées par Apple et qui ne sont pas forcément piratées. Pas forcément. Cydia Store est par exemple une boutique parallèle au sein de laquelle les applications refoulées (gratuites ou payantes) par la boutique officielle peuvent trouver un marché. Il existe aussi de très bonnes applications non disponibles sur l'apps store officielle et uniquement développées pour iPhone jailbreakés. Apple dit réprouver le jailbreak mais mollement quand même, dans la mesure où cela permet l'usage (parfois de façon massive) de l'iPhone dans des pays où il n'est pas officiellement distribué. CQFD.
Posted by Myriam on May 15, 2009 at 06:17 in Dans mon iPhone, il y a, Mobile, Terminal | Permalink | Comments (0) | TrackBack (0)
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Aujourd'hui le moins que l'on puisse dire, c'est que l'expérience sociale sur le web est pour l'utilisateur un joyeux bazar à peine défriché où chaque visite sur un nouveau site impose la création d'un nouveau profil et la dilution de l'identité de chacun.
Pour mémoire, les réseaux sociaux attirent désormais 22,5 des 34 millions d’internautes français parmi lesquels 22 millions de cyberacheteurs, pour environ 1 h 40 mn de surf mensuel.
Fin avril, Forrester, sous la signature de Jeremiah Owyang a publié une étude "Future of the Social Web".
A la fois courageuse, puisqu'elle propose une vision à 5 ans - malgré le fait qu'aucun des responsables des 24 entreprises interrogées dont Dell, Google, Facebook n'ait voulu/pu se projeter dans 5 ans ; et dérangeante parce qu'en examinant les changements radicaux qu'a provoqué et provoque encore le web social, Owyang n'annonce pas que du bon.
En 15 ans, nous sommes passés de l'ère des relations sociales, celle où les premiers profils en ligne apparaissent, connectés à un réseau d'amis avec lesquels des informations sont partagées, à l'ère de la colonisation sociale, celle où les barrières entre réseaux sociaux et sites traditionnels tombent. Il ne s'agit plus désormais de réseaux d'amis mais bien de groupes sociaux, de communautés, qui s'agrègent autour de centres d'intérêts communs.
L'étude affirme qu'à partir de 2010 les évolutions seront de plus en plus rapides, pour aboutir d'ici 2 ans à une ère du commerce social où les réseaux sociaux seront plus puissants que les sites corporate traditionnels, devenus la base d'opérations personnalisées d'expériences en ligne.
En clair si vous êtes utilisateur, préparez vous à croiser de plus en plus souvent des marques et des entreprises qui viendront à votre rencontre ; et à les trouver là où vous serez quand vous les chercherez.
Si vous êtes une marque, prenez rapidement le train des réseaux sociaux, sous peine de rester sur le quai.
Un exemple concret ? Conséquence de la généralisation des applications d'identification telles que OpenID, FaceBook Connect ou le récent OAuth, les formulaires d'inscription en ligne, aujourd'hui présents sur la plupart des sites, finiront par disparaître.
Si vous faites du e-commerce et qu'un de vos clients potentiels se retrouve devant l'archaïque formulaire, aujourd'hui normal et accepté, dans deux ans, il passera son chemin.
L'information relative à VOTRE client sera stockée sur SON ou ses réseaux sociaux favoris et non plus sur votre site. L'accès à ses informations via son réseau social vous permettra alors certes de créer du CRM dynamique ... à condition d'être présents, les réseaux ayant eux-mêmes le potentiel de se transformer en CRM. Et ce n'est plus un individu que vous aurez comme interlocuteur mais le prescripteur (ou le contempteur) potentiel à une ou des communautés.
Si vous
êtes fournisseur de solutions CRM, il va falloir songer rapidement à
anticiper la demande et à intégrer des interfaces avec les API des
réseaux sociaux pertinents. Le challenge consistant désormais à anticiper
lequel ou lesquels ...
Là où Owyang ne voit pas que du bon, c'est en matière de sécurisation des données et de protection de la vie privée. D'une façon quasi inévitable. Il faudra sans doute essuyer quelques plâtres dus aux excès de ces nouveaux modèles avant de parvenir à des solutions acceptables et plus mâtures.
En clair, si vous êtes utilisateur, attendez-vous, au pire à voir vos données divulguées sans votre consentement par une erreur humaine ou une faille technique, et au mieux à ce que des bribes vous échappent parce que vous les aurez mal distillées ou mal protégées.
Si vous êtes une marque ou une entreprise, préparez vous à être extrêmement vigilants sur l'utilisation et la sécurisation des données clients, sous peine d'avoir à gérer des situations de crise périlleuses, voire fatales. Si les utilisateurs les plus "avancés" vous le pardonneront sans mal, le gros de la troupe, encore peu familier des usages et des risques, sera intransigeant.
En conclusion, Owyang suggère aux marques de définir leur stratégie d'entreprise au travers de sites et d'une présence fragmentés :
L'intégralité de l'étude est accessible (payant) sur le site Forrester.
Un résumé (gratuit) sera disponible courant juin sur le site de CRM.com où vous pouvez d'ores et déjà lire (en) un long aperçu dont les références de ce post sont tirées.
N'ayant pas eu accès à l'intégralité de l'étude, j'ignore si le web mobile y est abordé de façon spécifique.
A mon sens, il est une composante essentielle et indissociable du futur du web social. Parce que lié au temps réel quel que soit l'endroit où l'on se trouve ; parce que la sortie de l'iPhone a changé la donne en termes techniques et a accéléré/intensifié les usages mobiles ; et surtout parce que la génération Y déjà poussée par la génération Z sera aux commandes dans 5 ans. Et eux, ils ne sont pas prêts à accepter les usages, les survivances et les contraintes d'une partie de ce qu'ils considèrent déjà comme le vieux web.
Je résume :-)
Utilisateur,
1- Si vous n'avez pas de présence identifiée en ligne, faites-vous une place. Si vous multipliez les profils et les réseaux sociaux, sauf à ce que
vous ayez des raisons de cloisonner (un pour les amis, un pour la
famille, un pour les relations pro etc) créez plutôt des profils
homogènes et facilement identifiables, c'est plus facile pendant les migrations de tribus pour se faire retrouver par les autres :-)
2- n'oubliez pas que les marques arrivent/sont là et qu'elles vous lisent - pas toutes, pas très clairement, mais de plus en plus. Si
vous avez des messages à faire passer, c'est le moment pour commencer. Les
fans comme les détracteurs ont tout à gagner à s'exprimer.
3- domptez les paramètres des comptes sur lesquels vous vous
inscrivez. C'est aussi votre responsabilité de protéger les données que
vous souhaitez partager ou non, c'est aussi votre responsabilité de choisir la fréquence et le volume dont vous autorisez l'intrusion...
Si vous êtes une marque
1- ne vous posez pas la question de savoir SI vous devez investir les réseaux sociaux mais plutôt lesquels, pour qui, pour quoi et comment mener à bien votre entrée, gérer la pérennité de votre présence. Plus vous attendrez, plus le pas sera difficile et long à franchir et moins il y aura d'espace.
2- cherchez, écoutez, lisez ceux qui vous parlent. ET répondez-leur.
3- n'oubliez pas le mobile.
En bonus, la liste des 100 marques les plus citées sur twitter. Plusieurs chiffres donnent à réfléchir.
Et pour terminer, deux ultimes raisons pour faire pencher la balance afin que votre futur dans le web ne ressemble pas à ça.
Posted by Myriam on May 14, 2009 at 06:04 in Marketing/Advertising, Potential, Réseaux sociaux | Permalink | Comments (4) | TrackBack (0)
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La nouvelle tombe du ciel de l'AFP "France Telecom lance un forfait à 10 euros par mois pour les plus démunis."
Et là, soudain, France Telecom, cher Ange Orange, je vous hais.*
Ah! vous voulez savoir pourquoi je vous hais aujourd’hui.
Il vous sera sans doute moins facile de le comprendre qu’à moi de vous l’expliquer; car vous êtes, je crois, le plus bel exemple d’imperméabilité capitaliste, d'hypocrisie et d'opportunisme qui se puisse rencontrer.
Nous avions entamé ensemble un long forfait qui m’avait paru court. Nous nous étions bien promis que toutes nos pensées nous seraient communes à l’un et à l’autre, et que nos deux âmes désormais n’en feraient plus qu’une – un rêve qui n’a rien d’original, après tout, si ce n’est que, rêvé par tous les mobinautes, il n’a été réalisé par aucun. Vous trouvez toujours le moyen de rallonger les factures. Mais ce n'est pas le plus grave.
Le soir, un peu fatigué, vous voulûtes vous asseoir dans votre boutique neuve qui formait le coin d’un boulevard neuf, encore tout plein de gravois et montrant déjà glorieusement ses splendeurs inachevées. La boutique étincelait. Le wifi lui-même y déployait toute l’ardeur d’un début, et inondait de toutes ses forces les murs aveuglants de blancheur, les comptoirs éblouissants de miroirs, les argents des baguettes et des corniches, les curieux aux joues rebondies traînés par des chiens en laisse, des dames riant à l'iPhone perché sur leur poing, des nymphes et des déesses portant sur leur tête des écouteurs, du wifi et du bluetooth, des ultra PC et des Netbooks présentant à bras tendu des souris sans fil ou l’obélisque bicolore d'une clé 3G ; toute l’histoire de la téléphonie et toute la technologie mises au service de la mobilité.
Droit devant nous, sur la chaussée, était planté un brave homme d’une quarantaine d’années, au visage fatigué, à la barbe grisonnante, tenant d’une main un petit garçon et portant sur l’autre bras un petit être trop faible pour marcher. Il était démuni mais faisait prendre à ses enfants l’air du soir. Tous en guenilles. Ces trois visages étaient extraordinairement sérieux, et ces six yeux contemplaient fixement la boutique nouvelle avec une admiration égale, mais nuancée diversement par l’âge. Les yeux du père disaient : «Que c’est beau! que c’est beau ! on dirait que tout l’or du pauvre monde est venu se porter sur ces murs. » – Les yeux du petit garçon : «Que c’est beau! que c’est beau ! mais c’est une boutique où peuvent seuls entrer les gens qui ne sont pas comme nous.» – Quant aux yeux du plus petit, ils étaient trop fascinés pour exprimer autre chose qu’une joie stupide et profonde.
Les chansonniers disent que le plaisir rend l’âme bonne et amollit le cœur. La chanson avait raison ce soir-là, relativement à moi. Non seulement j’étais attendrie par cette famille d’yeux, mais je me sentais un peu honteuse de nos iPhones et de nos netbooks, plus grands que nos oreilles.
Je tournais mes regards vers les vôtres, cher amour, pour y lire ma pensée; je plongeais dans vos yeux si beaux et si bizarrement doux, dans vos yeux oranges, habités par l'adsl et inspirés par la 3G, quand vous me dites : «Il y a du bénefice à se faire avec ces gens-là et leurs yeux ouverts comme des portes cochères ! Ne pourrions-nous pas leur conconcter un petit forfait, histoire de les avoir au chaud quand le chien dans un jeu de quilles tentera de venir rogner notre os ?»
Tant il est difficile de s’entendre, mon cher ange, et tant la pensée est incommunicable, même entre gens qui s’aiment !
Oui, Orange France Telecom lance un forfait à 10 euros par mois pour les plus démunis.
Donnant dans sa grande mansuétude accès à 40 mn de conversation et 40 sms. Par mois. Pour 10 euros.
Un français moyen envoie 43 sms par mois. Il en manque déjà 3. Mais c'est un détail.
Soyons à notre tour généreux, admettons que le coût d'un sms soit de 0,03 centimes pour Orange. Admettons. Soit 1 euro 20 pour 40. Je pose 10, moins 1 euro 20, restent ... 8 euros 80 (il y en a 2 qui suivent ...) pour 40 mn de voix soit ... 0,22 euros la minute.
Même Simyo fait mieux avec 0,19 euro la minute. Et sans stigmatiser "les plus démunis". Faudra-t-il en plus qu'ils justifient du droit de bénéficier de vos largesses en fournissant les justificatifs administratifs qui vous donneront le droit à les dépecer un peu plus ?
Parce qu'en y réfléchissant bien, rapidement les 40 mn n'y suffiront pas, pas plus que les 40 sms. Alors il sera si facile de racheter une carte (plein tarif) ou basculer sur un autre forfait. Chez Orange. Hoh, toutes mes excuses, je n'avais pas saisi : c'est un forfait pour seulement être joignable, pas pour appeler ? Alors là, ça fait cher. Le luxe du démuni Français en somme.
Cher Ange Orange, un vrai forfait qui aide les plus démunis sans coûter un de vos innombrables bras baignant dans l'oppulence, c'est par exemple un forfait bloqué à 7 euros avec 60 mn de voix et sms illimités. Puis l'achat de minutes supplémentaires à 0,10 euros. par exemple.
La crainte que 3,8 millions de personnes entrant dans les critères creusent une brèche dans laquelle d'autres suivraient ? Les manants, les gueux, ils sont tellement nombreux.
Il fallait y penser avant, cher Ange Orange. Avant d'axer votre communication sur une "aide" - empoisonnée - aux plus démunis pour en tirer des bénéfices et en termes financiers (ce qui peut se comprendre mais dans une proportion acceptable, et là vous êtes cyniques, déraisonnables. Obscènes) et en termes d'images.
Le choeur des vierges bien pensantes saluera sans doute l'initiative à grand renfort d'extase sur fond de crise. Moi, je vous le redis, cher Ange Orange, parfois, il faut sortir des lignes de budget et des colonnes de chiffres pour heurter ses yeux et ses oreilles à la réalité du quotidien. Celui des plus démunis. Mais aussi le vôtre.
L'arrivée d'un quatrième opérateur vous fait commettre bien des écarts, là où l'occasion était donnée de tracer une voie, vous cherchez encore à verrouiller des portes. Oui, vous êtes, je crois, le plus bel exemple d’imperméabilité capitaliste, d'hypocrisie et d'opportunisme qui se puisse rencontrer.
*Librement inspiré d'un poème en prose de Baudelaire. Les yeux des pauvres. D'actualité. Hélas.
Posted by Myriam on May 13, 2009 at 11:38 in Marketing/Advertising, Mobile, Unspeakable | Permalink | Comments (3) | TrackBack (0)
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The basic tool for the manipulation of reality is the manipulation of words. If you can control the meaning of words, you can control the people who must use the words.
Philip K. Dick
Février a visiblement été un mois festival sur l'encyclopédie Wikipedia.
Souvenez-vous : après le Sfumato et Les clairs-obscurs des conservateurs anglais, voici la mise en lumière guère plus réussie des oeuvres des ministères de la Culture et de l’Intérieur. Français. Et c'est pas beau à (sa)voir.
Vous trouverez l'historiette fort bien contée chez Benjamin Ferran. Si elle est moins scandaleuse que les outrances britanniques, elle revêt cependant ces mêmes caractères révélateurs et inquiétants : la méconnaissance (ou un abus de complexe de supériorité ?) de la capacité de vigilance -- dans la plupart des cas -- de la communauté wikipedia, l'incapacité à participer à une discussion, la totale incompréhension du fonctionnement du Libre (hola je n'ai pas dit gratuit, j'ai dit Libre).
Ces dérives sont-elles un détail insignifiant auquel il faudrait s'habituer avec un haussement d'épaule et de renoncement ?
Certes les dernières aventures des citations apocryphes de Maurice Jarre démontrent la faiblesse (souplesse ?) du système.
Mais aussi des individus. Ce n'est pas nouveau.
Justement. Que penser de ceux dont c'est le boulot de pondre les lois (de préférence applicables) et de nous inculquer à coups de rappels à l'ordre et de riposte graduée ce qui serait juste et bon, quand ils se faufilent par des chemins tortueux comme des renards dans un poulailler ?
Tant d'hommes de droit et si peu d'hommes droits ...
Le trou de wikipedia, c'est la confiance accordée aux contributeurs, celle-là même qui fonde wikipédia et dont ils ont abusé pour eux-mêmes.
Et celui d'Hadopi ?
Disclosure : Citoyen politique, héritier ou non des Lumières, si la plume te démange et que tu veuilles gratter un petit peu, voilà un carré de sable où tu pourras excercer tes talents de contempteur. Ici, tu peux, si tu l'oses. Avec des lunettes et du recul. Prends garde, si tu sais lire, c'est parfois chez les bouffons que les évidences sautent aux yeux.
Posted by Myriam on May 13, 2009 at 06:55 in This world is pregnant | Permalink | Comments (0) | TrackBack (0)
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J'aimerais mieux tirer l'oison,
Et même tirer à la rame,
Que d'aller chercher la raison
Dans les replis d'une anagramme.
Guillaume Colletet
Le poète n'a pas toujours raison ! Jouons un peu.
Lorsque vous ne disposez pas d'un dictionnaire, utilisez l'anagramme* et l'anagrammisme.
Ecologique, le recyclage des lettres évite que le sens s'use, et économique, pas d'achat de dictionnaire, renoncez à la facilité du dictionnaire des anagrammes, faites-les vous mêmes.
1) Prenons pour commencer et au hasard quelques exemples modernes.
Plus simple, qu'est ce qu'un ORDINATEUR ? une RADIO TUNER.
Et quand il y a plusieurs ORDINATEURS ? ça sert à RADOTER UNIS
Toujours pas convaincus ?
2) Une fois que vous maîtrisez la technique en français, vous pourrez vous aventurer et vous perdre dans les tomes des langues étrangères.
Je vous sens dubitatifs.
3) Désormais, si vous maîtrisez la phase 2, vous pouvez construire votre dictionnaire personnel bilingue anagrammé pour vous égarer un peu plus loin. Des exemples ?
Parfois, je le concède, le sens est un peu mystérieux, voire mystique. Ainsi TECHCRUNCH (Church Cent) et son EVANGELIST (evil's agent) MICHAEL ARRINGTON (hiring a torn camel) me laissent perplexe. Je ne dois pas traduire dans la bonne langue :-)
Entrainez-vous, il y a des centaines de façons de torturer un mot sans lui faire mal.
A VOUS DE JOUER (jeu vous adore) et laissez vos meilleurs morceaux EN COMMENTAIRE (reniant ce memo).
Signé : Maybe in mirrors ;-)
* Voilà qui devrait plaire à Fanny Berrebi, anagramme de ref inner baby qui peut se traduire en français et en soi-même par quelque chose comme "référence intérieure bébé", comme visible sur sa photo. Etonnant, nan ? :-)
Posted by Myriam on May 10, 2009 at 07:33 in De l'Art ou du cochon | Permalink | Comments (2) | TrackBack (0)
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Passionnant article sur Internet Actu présentant un rapport d'Internews : The Promise of Ubiquity, Mobile as Media Platform in the Global South.
Il suffit de traduire l'introduction du rapport pour comprendre tout l'intérêt de l'approche dont je m'étais déjà faite l'écho précédemment à propos de l'intervention de Nathan Eagle, "txteagle: Crowd-Sourcing on Mobile Phones in the Developing World". (souvenez-vous !)
Il aura fallu 15 ans pour qu'un quart de la planète possède un téléphone mobile, puis quatre ans pour le second quart. Les prochains milliards de téléphones mobiles vendus le seront à 90% dans les pays du Sud.
Vu d'ici et à l'aune de nos cultures -- et surtout des politiques tarifaires de nos opérateurs -- la chose n'est pas évidente.
Pour nous, et je me compte dans le lot, pour qui l'iPhone ou le smartphones représente la panacée de l'usage en situations de mobilité, le design et les fonctions sommaires de ces téléphones semblent d'une autre époque. Et pourtant, il y a fort à parier qu'ils représentent l'avenir, voire la survie, de la téléphonie mobile.
Le rapport relate que dans les 50 pays les plus pauvres, la croissance mobile avoisine les 70% par an depuis 2000. Si là-bas, les opérateurs et les fabricants de terminaux ont su s'adapter, c'est au moins pour faire acte de présence de crainte d'être supplantés par d'autres.
Vodaphone, par exemple, a remplacé les forfaits à 100 USD par mois d'il y a quelques années par des forfaits entre 5 et 7 USD... ça fait réfléchir ! Nokia, précurseur dans les téléphones mobiles low-cost propose désormais des portables basiques à moins de 25 USD. La longue-traine adaptée aux mobiles :-)
Pour John West, l'auteur de ce rapport, la question n’est donc plus de savoir "SI la quasi-totalité du monde possèdera un téléphone mobile connecté à des réseaux permettant la diffusion de vidéos ou la géolocalisation, mais bien QUAND".
Selon lui, il ne s'agit pas de quelques décennies, mais de quelques années.
Et il suffit de savoir, par exemple, que dans certains pays d'Afrique, le possesseur d'un téléphone mobile inscrit son numéro non pas de maison mais de mobile sur le pas de sa porte pour comprendre combien les usages et la perception sont différents des nôtres.
John West liste toute une série de services qui n'auraient sans doute pas de raisons d'être développés ici, encore que, mais qui prennent tout leur sens dans cette configuration. Vous en trouverez le détail dans l'article d'Internet Actu. Une série de services rentables et qui contribuent à améliorer la vie quotidienne ...
Le rapport complet est téléchargeable ici et il vaut d'être lu avec attention en particulier sur les opportunités que les media ont à saisir. Rapidement.
Posted by Myriam on May 06, 2009 at 06:47 in Mobile | Permalink | Comments (0) | TrackBack (0)
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