En arrière toute, Barack ! Vers le downgrading et au-delà.
La nouvelle fera sourire Umberto Eco. A reculons comme une écrevisse, la raison d'état américaine nous prépare le downgrading de Barack Obama !
Eh oui, amis nigérians, détenteurs de la fortune de feu le cousin de l'oncle à la tante à Jules, veuves éplorées, dépositaires d'un compte numéroté plus blindé qu'une Mercedes immatriculée à Bahrein, j'ai une très très mauvaise nouvelle pour vous.
A partir du 20 janvier, le président-élu-Barack-Obama -- il faudra ainsi le nommer jusqu'au 20 janvier, parce que, jusque là, le tenant du titre, c'est encore W. -- donc, Barack Obama sera dans l'impossibilité de vous aider à recouvrer les millions de dollars de feu vos proches.
Dès que Barack Obama-le-président-élu prendra ses fonctions, ou il upgrade l'ordre établi ou il s'y plie. S'il s'y plie, plus d'ordinateur sur son bureau, pas de connexion directe à Internet. Certains d'entre vous se plaignent de ne pas avoir accès à leurs sites favoris au bureau ? Estimez-vous heureux de n'être pas Président !
En effet, si l'on suit le protocole et la Loi américaine en vigueur, toute correspondance écrite du Président des États-Unis est sujette à enregistrement pour rejoindre les archives officielles qui, en bout de course, seront rendues publiques (c'est comme ça qu'on sait que Bill Clinton a envoyé 1 mail pendant son mandat et W aucun durant les siens !) et on ne rigole pas avec la sécurité dans le bureau ovale de la Maison Blanche.
Il semblerait aussi qu'il n'aura même plus accès directement à ses emails qui lui seront livrés imprimés sur papyrus papier ... Bonjour les privacy settings à la présidence, sans parler de l'empreinte carbone ...
Du coup, fini les chaînes et les mantra en power-point à transférer à ses zamis, fini les petits tweets en direct messages, fini ichat, adieu les jam sur Pandora et les super duper pokes sur FaceBook.
Ah ben oui, les men in black de la garde officielle n'ont aucune confiance en nous. Et ils n'ont sans doute pas tort. Mais tout cela n'est-il pas ... ridicule ? J'ai tout de même du mal à imaginer qu'il puisse se plier de façon aussi excessive à des règles de sécurité d'un autre âge.
Surtout qu'il n'y a pas que l'ordinateur qui représente une menace.
Il le savait et il le redoute, il doit aussi se préparer à renoncer à son Blackberry en attendant des jours meilleurs. Ah mais oui, les sms du prez transitant par RIM au Canada, certes petit frère, grand ami et fidèle allié, ça ferait quand même mauvais genre.
Si ça se trouve, ils vont l'obliger à utilisier un iPhone.
Allez, haut les coeurs, il faut voir le bon côté des choses, il reste 63 longs jours pour clavioter à s'en fouler les pouces ! Et puis, si ça se trouve, les militaires ont déjà dans leurs cartons un nouveau système de communication de derrière les fagots en alpha test, qui sait : La télépathie, c'est le téléphone de demain. Raymond Devos, in le sketch Télépathie.
T'inquiéte, Barack, j'ai connu ça (souvenez-vous !). Courage. On survit.
Mal, mais on survit. Yes, you can ! ;-)
Photo via NYT



















