Orli is among the bunch of women who lead me to try to become who I am. Those whose advices and point of view are important to me. I learn a lot messaging time to time with Orli and regurlarly reading her blog, her friendfeeds' activity etc.
So, when she announced that she had created an interactive slideshows of 50 blogs written by 50 power women, I've ran to see it. Most are new to me but there are some I really appreciate. I agree with Orli, they are wonderful bloggers that worth reading.
If I were totally honnest, I would say that this is the first time I see an error in her flawless judgements because she has included me in the list, but at this time, I'm too proud that she has thought of me!
Personal message to Orli I'm not sure to well deserve to be a part of your amazing list, but what is sure is that being listed by you means a lot to me.
Hier soir les zabitués de twitter l'ont lu 1 heure avant le reste du monde, wow 60 minutes, 3600 secondes -- quand je dis reste du monde, je parle des 99% de has been qui étaient off en train de diner, de discuter en famille, ou de regarder le JT de 20 heures -- oh les nuls du JT ils z'en ont même pas parlé.
Hey, si ça se trouve il y en a même qui ne savent pas encore ! Ho shame on you !
Ingrid Bétancourt est libre, Ingrid Bétancourt est libre !
La nouvelle qui courrait doucement en catimini ailleurs depuis 19h est donc tombée sur twitter directement de Colombie, non confirmée, et avant 20 h heure de Paris. Elle s'est répandue sur twitter comme une trainée de poudre (no colombian pun intented). Certains s'en félicitent. Pas moi.
Autant en cas de catastrophe -- un séisme, un tsunami recoupé par plusieurs témoignages -- les réseaux twitter-like sont d'une utilité criante pour gérer une situation d'urgence -- où se rendre, quelles routes ne pas emprunter, bilans divers...
Autant dans un cas pareil, diffuser "la bonne nouvelle" sans aucune précaution d'usage, et les bornes des limites sont franchies. On touche du doigt le virus du *journaliste* tel qu'on le montre du même doigt en faisant des gorges chaudes.
Et si dans les 15 effectivement libérés, il n'y avait pas eu Ingrid Bétancourt, et si elle n'avait pas survécu ? Je ne parle pas seulement de la blogalaxie franco-française, j'ai lu des dizaines de twitts, de blogs dans différentes langues annonçant la nouvelle sans aucun lien, sans aucune source. De l'info brute reprise à son compte à toute vitesse.
Sous couvert de réactivité des réseaux, il me semble que nous sommes en train de confondre vitesse et précipitation. De confondre course stupide à l'audience d'impétrants pseudo pigistes et source fiable d'information.
Qui de sérieux fait encore suivre les emails demandant une transfusion sanguine d'urgence pour un nain bègue dont le bras a été arraché en ouvrant une canette de soda, sans vérifier la source ? Et là, quand je dis source, il ne s'agit pas de balancer un informateur secret défense, mais bien de rendre à César ce qui revient à César ET offrir à ceux qui lisent la possibilité d'évaluer la fiabilité de l'information.
Pour les news non confirmées, autrement dit les rumeurs, il y a des forums spécialisés qui battent twitter à plate couture en matière de viralité. Je prêche rarement pour la tiroirisation et les étiquetages réducteurs, mais que l'on soit journaliste ou pas, vérifier ou au moins citer sa source est la plus élémentaire des conditions - sauf à en être l'origine, ça va de soi "just liberated from FARC by a bunch of colombian guys. Impeccable.Thx world. TTYL".
Une des premières choses que j'ai apprise d'un vieux jedi, avant même qu'internet existe, c'est dire si la pratique est ancienne, reste d'actualité et peut s'adapter en substance : "Si tu n'as pas de source sûre, maîtrise la bête qui tire les pieds de ton ego, apprends à te taire. Et si tu ne peux pas, un simple [non confirmé] ne te retirera pas la gloire de la course à l'échalotte au scoop mais te fera gagner en crédibilité, en humilité et un peu d'éthique." Oops désolée pour le gros mot. Et encore, je me suis retenue. Je n'ai pas adapté en disant néthique.
Parfois, dans mes rares crises de lucidité sur le métier de journaliste, au lieu de me dire, "ces fainéants de journaleux et leurs incompétents de webmasters sont encore en train de roupiller, ahaha twitter en parle déjà et pas eux", il m'arrive de me dire, "s'ils ne publient pas encore l'info, c'est qu'elle n'est pas sûre ou incomplète ou fausse". En allemand et en moi-même car je parle couramment les deux langues, il m'arrive même de me dire Achtung Minen.
Bon, ok quand il s'agit de web 2.0, de blogs et de ce genre de nouvelles capitales touchant la blogalaxie, je concède qu'ils maîtrisent moins bien le sujet que la moitié des derrières vissés à longueur de journée derrière leurs écrans, en train de hacker le dernier lien Archos pour voir Canal+ gratuit sur son ordi. Mais quand il s'agit des petites nouvelles du monde comme les libérations d'otages, je ne sais pas pourquoi, mais intuitivement, je les sens bien connectés aux bonnes sources. Et surtout, surtout, je sens bien les bonnes sources connectées aux bonnes rédactions. Si, si, ça existe !
Maintenant que la nouvelle est officiellement confirmée (à 21h15 hier par le Figaro sur le Net, devancé de quelques minutes par les radios), bravo à tous les hommes de l'ombre qui ont œuvré à ces libérations. Et Saint Ternet soit loué qu'ils n'aient pas cédé à la tentation de twitter leur feuille de route à la dernière minute "operation Jaque. On board to go liberating Ingrid & all. TTYL".
Puisse ce rebondissement être le premier d'une issue heureuse pour les autres. Tous les autres. Ceux qui restent encore séquestrés. Là-bas et ailleurs.
Note : Si vous cherchez une source à la source, la radio privée sur laquelle Ingrid Bétancourt s'est exprimée caracole en tête ;-)
P.S.: Si vous aussi avez twitté l'info sans aucun lien, rien ne vous oblige à me répondre, mais je serais curieuse de lire les raisons sincères et sans fard qui vous ont motivé à la diffuser.
This is an almost man's world les femmes et les enfants d'abord?
Cinq femmes ont été admises dans des loges relevant du Grand Orient de France, obédience maçonnique strictement masculine, a confirmé aujourd'hui le responsable de la communication du GODF, Philippe Sabadel, suite à une information de Libération.
Des pensées pour mon ami Modou qui aurait tant aimé voir ça. De là où tu te trouves ton amitié inoxydable et ton rire résonnent et raisonnent encore.
C'est toujours un progrès, malgré le chaos qui en résulte(ra), quand un communautarisme laïc tombe.
Cela laisse le choix de pouvoir dire, "non, je ne veux pas, plutôt que, de toutes façons, je ne peux pas". Car, comme chacun(e) le sait, ce que veulent les femmes, c'est pouvoir choisir ;-)
A l'heure où l'ami laïc s'insurge contre les communautarismes religieux, ça promet de jolis exercices d'équilibristes pour justifier la non-mixité ... qui pourtant peut se comprendre. Mais c'est un autre débat.
Reste donc à savoir si ce passage en force sera la première pile d'un pont ou une brèche à colmater !
Disclosure : Je ne suis membre d'aucune obédience franc-maçonne et ne frappe pas à la porte. Pour ceux que les symétries intéressent, vous pouvez toujours aller frapper ici ;-)
Histoires de cons tracassés contrats cassés : Il ne faut pas confondre mariage blanc et mariage en blanc.
Le premier est interdit par la Loi Française, le second est parfois inter-dit. Faut-il voir rouge ?
La chronique de Caroline Fourest sur l'épineuse polémique de l'honneur entre les cuisses des femmes et du mariage annulé pour mensonge sur la virginité est à écouter. Culturelle et sans excès.
Si vous n'avez jamais écouté France Culture, n'ayez pas peur, ça fait même pas mal !
Warning : Alerte au Vagina Dentata ! Aux cons promis refusant d'en faire, et qui, pour des questions philosophiques, morales et/ou religieuses, se nourrissent au mythe de la virginité, je recommande, en tentant de m'abstreindre* de les juger, le visionnage attentif de Teeth. L'humour a parfois des vertus thérapeutiques sur les archaïsmes mythes culturels les plus ancrés.
Disclosure : Pour celles et ceux qui peuvent regarder la lumière sans cligner des yeux et supportent l'idée de n'être pas les premiers à la voir, l'Origine du monde (NSFW non suitable for weirdo) sera en ballade à Montpellier cet été. Exposition Gustave Courbet au Musée Fabre de Montpellier, du 14 juin
au 28 septembre 2008
*abstreindre : verbe d'action décrivant le déséquilibre né de deux forces s'opposant : s'abstenir de et s'astreindre à. Se manifeste généralement chez les individus passionnés tentant de modérer leurs propos spontanés par des arguments raisonnés. Pas si facile.
Mais est-ce qu’il ne se pourrait pas que le langage ait d’autres effets que de mener les gens par le bout du nez à se reproduire encore, en corps à corps et en corps incarné ? Jacques Lacan
Faux-nez tique et l'engage, Part II : Qu'on éradique quelques cons, pour les remplacer par des shmucks !
"Untel est un con", lis-je et entends-je ça et là, suite à ce post mais pas seulement. Soit. Je conçois le contenu manifeste du jugement consensuel, en général énoncé par contumace. Mais le contenu latent est étymologiquement inconvenant, inapproprié, contradictoire et controversé. En un mot contestable. Alors de grâce, et pour la beauté du geste, contribuez à l'évolution du vocabulaire quand vous conspuez !
Conseil anti-conformiste : N'employez plus avec condescendance "Untel est un con", mais tentez plutôt un compromis à variante convexe en affirmant d'un ton compatissant "Untel est un shmuck".
Le contenu de cette photographie est une construction fantaisiste
Mises en garde :
Veillez à circonscrire l'emploi du mot qui, porteur de connotations pourtant confidentielles peut néanmoins conduire à des situations conflictuelles.
Vous y perdrez hélas dans l'Art du contrepet sur l'Album de la Comtesse. On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.
N'en faites pas trop. Fredonner "Requiem pour un shmuck" serait un contre exemple. Il faut savoir faire des concessions.
Je voudrais sauver la femme européenne qui se débat. Les conditions tragiques de la femme européenne, obligée de faire parfois un travail dont elle ne veut pas.
”
Mouammar Khadafi, Mardi 11 décembre 2007, Pavillon Gabriel, Paris, France.
Le Frère Guide, Guide de la grande révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, explique alors que la femme Européenne obligée de travailler ne peut rester chez elle pour élever ses enfants qui sont livrés à eux-mêmes dans les rues.
Memona Hintermann, ma petite soeur et grand reporter, me souffle que tu as tout de même des façons assez archaïques de vouloir libérer la femme européenne.
Mouammar, Mouammar et moi qui te croyais devenu post-moderne d'avant-garde avec la tribu d'amazones qui te sert de garde rapprochée.
Je serais toi, je me méfierais quand même. Un être soit disant humain qui peut saigner 5 jours par mois sans en mourir, c'est louche et capable du pire. Surtout cette Calixthe Beyala, qui dit de toi "Il admire les femmes, il les a libérées et promues. En Libye, il y a des femmes colonels, par exemple ..."
Et des infirmières, y'en a aussi ?
Note : Je ne te reparlerai pas de la discothèque berlinoise fréquentée par des militaires américains qui a sauté en 1986, ni de Lockerbie et de l'avion de ligne civil américain qui a explosé en plein vol en 1988 -- 270 morts, ni du vol UTA Vol 772 qui a suivi le même chemin en 1989 -- 170 morts. Chez moi on a pour coutume de ne pas rappeler leurs erreurs (euphémisme de circonstance pour ne pas heurter ta sensibilité à fleur de peau) à ceux qui font amende honorable. Mais je me souviens. Pire, je n'oublie pas.
FaceBook, un temps pour tout dans une unité de lieu est-elle possible ?
Only exceptionally rational men can afford to be absurd. - Allan Goldfein
La valeur d'un lien créé et entretenu sur LinkedIn ou Viadeo est-elle plus importante que celle d'un lien créé et entretenu sur FaceBook ? Seuls les plus forts dompteront-ils la bête ?
L'épisode m'a rappelé l'histoire préférée d'un vieil ami qui se reconnaîtra.
Quand on lui demande comment après plus de 40 ans de mariage il fait pour ne jamais se disputer avec sa femme, il répond invariablement qu'il s'agit simplement d'une question de partage des responsabilités, l'essentiel étant que sa femme accomplisse les tâches de la maison pendant que lui s'occupe de choses plus importantes.
Ainsi, à elle l'éducation et la santé des enfants, le rangement et la bonne marche de la maison, le paiement des factures, la planification des sorties ou les invitations aux amis, tandis que son domaine, moins restreint (sic), concerne les choses qui ont une importance universelle comme les guerres dans le monde, la pensée post-moderne, les réformes du gouvernement, les progrès de la technologie ou les découvertes de la science ... Je reprécise pour les mal-comprenants qu'il s'agit là d'une boutade, même s'il faut toujours se méfier des choses dites avec humour.
J'ai vu ces derniers jours le passage éclair du profil d'un entrepreneur qui fait régulièrement l'actualité des blogs et de la presse.
En quelques jours, il a alimenté son profil FaceBook de quelques centaines d'amis, et je me suis soudainement retrouvée dans la selection des 80 zamis de son entourage, bien qu'il ne soit pas dans le mien.
Il a chargé boulimiquement un nombre d'applications aussi hétéroclites qu'une salle des ventes à Drouot, s'est inscrit à une variété de groupes des plus sérieux aux plus fantaisistes sans toutefois m'innonder d'invitations.
Deux jours plus tard il se désincrivait de tous les groupes fantaisistes, puis au fil de la journée désinstallait peu à peu toutes les applications ludiques et pour finir semble avoir supprimé son profil. Comme nous sommes nombreux à l'avoir vu passer, je ne suis sûrement pas la seule à l'avoir vu disparaître et peut-être réapparaîtra-t-il. Pas facile de gérer l'ingérable et ceci expliquerait alors cela ;-)
Et dans ce monde virtuellement aussi manichéen que la vraie vie, je m'amusais à mettre en parallèle cet épisode et les derniers chiffres FaceBook.
Mondialement, près de 43 millions d'inscrits dont 40% d'hommes, 45 % de femmes et 15 % de non spécifiés.
La France ne fait pas exception à la statistique avec ses 30% d'hommes, plus de 30% de femmes et près de 40% de non spécifiés sur les 771 000 inscrits.
A priori donc plus de filles que de garçons sur FaceBook.
Les chiffres seraient probablement surprenants construits sur une pyramide des âges. Je serais même prête à remettre en jeu mon titre de Pirate Cap'tain Bonny level 7 en pariant sur une tendance en train de s'inverser chez les plus de 30 ans.
Je ne crois pas au "A nous FaceBook et sa cohorte d'applications girly, et à eux l'austérité professionnelle d'un LinkedIn ou d'un Viadeo". Si j'en juge par le nombre d'austères Linkediniens ou Viadeens venant faire une petite partie de poker ou un quiz cinéma entre deux promotions de leur blog, je ne suis pas la seule à trouver FaceBook plus convivial. Le tout étant de gérer le flot des sollicitations avec discernement.
Reste à savoir si selon le schéma classique "des choses qui ont une portée universelle", une majorité aura ou non du mal à jongler avec l'image frivole d'un FaceBook où le bon vieux Networking à la papa n'aurait plus la saveur austère d'antan, et où le mélange des genres serait par trop déconcertant.
L'hypothèse semblerait d'ailleurs se confirmer. Hier j'étais invitée par un contact FaceBook/Viadeo à rejoindre un hub Viadeo. Le groupe éponyme créé sur FaceBook ne serait qu'une "vitrine publicitaire" ?
J'en arrive encore une fois à me demander si au-delà de la distinction des sexes, la culture nationale identitaire ne jouerait pas un rôle plus important. FaceBook peut-il être reconnu comme un réseau social professionnel crédible par un français, malgré ses aspects bling-bling -- ceux de FaceBook, le mâle français n'est pas bling-bling ;-) et le Networking sérieux en recherche de crédibilité peut-il se permettre de côtoyer/coexister avec des univers ludiques et des profils si disparates ?
En d'autres termes, le professionnel français doit-il, pour s'épanouir, évoluer dans un univers virtuel compartimenté, où "un temps pour tout" ne se concevrait que conditionné par "un site différent pour chaque chose" ?
This is a man's world : de l'influence de la position sur le degré de virilité/féminité
Il est des évidences qui ne souffrent aucune remise en question. Le feu brûle, la neige est blanche, les femmes urinent assises et les hommes debout.
Pourtant, force est de constater qu'il existe bien des différences entre le mâle nord-américain et le mâle français. Je ne dis pas européen parce que l'Allemand, c'est peut-être un détail pour vous, a au moins ceci de commun avec le nord-américain qu'il pisse parfois assis !
Oui, assis. En dehors des urinoirs, vespasiennes et autres pans de murs et troncs d'arbres, ça va de soi. Et ce malgré l'insulte suprême "Dude, You sit down when you pee!!" réprouvant de façon ferme tout comportement girly chez un mâle, dominant ou pas.
Bref, ce n'est pas le propos de faire ici une analyse, freudienne ou non, de l'influence de la position sur le degré de virilité, mais je me demande depuis quand et pourquoi certains assoient leur fondement tandis que d'autres s'assoient sur la tradition, sans trouver ni chiffres ni études sur ces différences tribales.
Quoi qu'il en soit, à une époque de confusion des genres, voilà qu'on veut nous apprendre à nous, les filles, à faire pipi debout. Fichtre, sacré no-man's-land et sans être pisse-vinaigre, je serais curieuse de confronter les points de vue de Nadine de Rothschild et de Luce Irigaray ... Fous rires.
Ce n'est pourtant pas une blague, le gagdget pour chipie she-pee est en vente ici. Pas persuadée qu'il rencontre son pub(l)ic.
Ce qui soulève une autre interrogation, si les hommes s'assoient et les femmes se lèvent, qui doit désormais lever ou baisser l'abattant ? J'en perds mon protocole !