Disclosure: I'd like to thank LeWeb founders @geraldine & @loic, and @stephtara for the 2009 official blogger pass I've received today.
And also thank the generous mécène that pays my typepad's annual bills
to be sure I keep on blogging.
In a way, that makes this post a
sponsored one as well as this entire blog. That's why I would also thank my
mother who taught me "If you have nothing nice to say, do not say it
... unelegantly." So, to my friends here and abroad who keep bad memories of LeWeb08
for very material reasons ultimately very futile, take a coat and think twice: LeWeb is
one of the most inspiring conference in Europe. And a unique event for
networking, meeting and shmoozing "in real life" with all of the people
you're
twitting or LinkedIning all year long worldwide. That's it.
Not really convinced? Let's talk about the biz side: LeWeb conference gathers about 2,000 entrepreneurs, investors, angels and brands. This year will be around the theme
of Real Time.
Real Time? Yes, once there was the static web, then the social web and now, here comes the real-time web. You know, the FaceBook - since it has redesigned its most important assets - and twitter thing.
If you need to know about and meet bright people of the web industry to get inspired, to grow your
business or to develop partnerships, simply be there, they will be there too.
The choice of the video's scene is a very bad one. Lady Eiffel Tower is hypnotizing. So, please focus on the speakers. Come in Paris and meet Lady Eiffel Tower in person, in real time, in december.
See you in Paris? If you plan to attend LeWeb09 - with a 10% discount by using the code BLOG09 - tweet me :-)
Bad faith? Yep, bad faith. From french "mauvaise foi".
As reducted quoted in Wikipedia, a philosophical concept first coined by existentialist philosopher Jean-Paul Sartre to describe the phenomenon wherein one denies one's total freedom, instead choosing to behave as an inert object. It is closely related to the concept of self-deception and Friedrich Nietzsche's concept of ressentiment.
You know, by extension, those people thinking they are always
right, who never call into introspection and force you in a sterile way to bear their own misunderstanding. Those who tirelessly and yet still commit the same mistakes.
Is their execution the key? I prefer to send them a
farewell message when I
take the good decision to remove them from my professional or personal address books.
A song worth 1,000 pictures. So 1,000,000 words ;-)
Well, rather than spending hours in fruitless discussion, here's the perfect link to send to all obtuse parasites whose capacities to harm others become difficult to bear.
This is a french song, called "Une bonne paire de claques", a good slap, by Tété, a French musician, born in Dakar, Senegal, known to be the French version of Jeff Buckley.
Disclaimer: Don't sink into paranoia if you have something to blame on you I am not yet aware of. I publish this post to serve me later on when I need it. So, as long as you don't receive personally this link, this is not aimed to you!
Send it to your own gadfly. Or send it to me when I desserve it ! We all deserve, at a given time, a good virtual slap :-)
On place ses éloges comme on place de l'argent, pour qu'ils nous soient rendus avec les intérêts. Dixit Jules Renard, (micro) blogger avant la lettre.
J'ai découvert les twollars, la nouvelle monnaie virtuelle de twitter pour dire merci, en février. Sans accrocher.
Hier, j'ai reçu mes deux premiers twollars. De la part de Fadhila. Plutôt sympathique. Je l'ai donc remerciée. Mal à l'aise. Maintenant, je sais pourquoi.
C'est peut-être accorder trop d'importance à un phénomène marginal que
d'écrire tout un post sur ce sujet, mais en filigrane se profilent des effets pervers dans le
mimétisme à utiliser une monnaie virtuelle pour dire merci dans une (micro) société qui n'a
déjà pas réglé son rapport à l'argent. Pour le dire simplement, cela me semble aussi ennuyeux que vénéneux.
Si vous ne savez pas encore ce que sont les twollars, Fadhila l'explique parfaitement bien et avec tous les avantages qu'elle y trouve. Je comprends, sans partager. Ni son analyse, ni les twollars ;-)
Les monnaies virtuelles sont dans l'air du temps et parfois tout à fait cohérentes dans les univers où elles sont implantées. Des monnaies virtuelles pour acheter des objets virtuels, comme les Linden Dollars de Second Life. Des monnaies virtuelles pour "jouer" comme dans Friends For Sale sur FaceBook, à l'extrême limite.
Mais celle-ci est différente par son objet affiché "la monnaie pour dire merci". C'est pour jouer ? ça n'en a ni l'air, ni la chanson !
Le motto "d'énergie sociale non quantifiée" qui devrait être comptabilisée et circuler, a le don de me hérisser.
Alors, je me suis demandée pourquoi. Je me suis arrêtée à 10 raisons, les plus objectives, les moins subjectives, essayant de faire la part du raisonné et de l'affectif. Livrées en vrac, sans ordre croissant ou décroissant de priorité. Je parle là, bien entendu, de relations de personne à personne. Pas de l'usage éventuel que pourrait faire une marque voulant "récompenser" ses clients. Ce qui est encore une autre histoire.
twollars la nouvelle monnaie pour dire merci ? Pour dire merci, je dis merci. Je n'attribue pas de récompense dont la symbolique est affectée par une valeur quantifiable. Un merci beaucoup a la même valeur qu'un simple merci et ne se compte pas en nombre de twollars.
De l'usage à l'usabilité en passant par l'usure ... Je ne dis pas merci à tout bout de champ et à tout le monde. J'économise la façon dont je montre ma gratitude par un équilibre silencieux de ce que je donne en retour, souvent parfois avant d'avoir reçu. Autrefois cela pouvait s'apparenter à ce qu'on nomme un "renvoi d'ascenseur". Je n'ai pas besoin de twollars pour m'affranchir de mes comptes. Je sais à qui je suis redevable et j'accorde du temps au temps à qui j'estime m'être redevable. (je l'écris pour la symétrie, bien que sur le fond, je ne crois pas que qui que ce soit sur twitter me soit redevable de quoi que ce soit). Cette instantanéité sous-entendue de la récompense "twollars" me déplait. Autant twitter se place dans l'instant, autant un remerciement souffre d'attendre le bon moment. Longtemps après parfois.
Offrir de la notoriété ? Pour "donner de la notoriété" (sic), je préfère encore le terme de visibilité, à mes contacts je fais un lien sur ce que j'ai trouvé intéressant dans leurs tweets/blogs. Ni je ne paye, même en monnaie virtuelle, ni je ne veux être payée de retour.
A certaines personnes, je dis merci publiquement, à d'autres en privé. La circulation des twollars est publique. Le twollar est impudique. J'ai entendu bling-bling ? ;-)
A certaines personnes je ne dis pas merci, mais j'agis de façon à les remercier. En silence, un non-dit charmant qui se passe de mots. Ne pas avoir à dire merci, ni en attendre en retour. Le twollar est bruyant.
Juger des bonnes actions des autres et les "récompenser" ? Pas plus je ne veux avoir à me préoccuper de cela, de l'équité avec laquelle je le ferais pour les un(e)s et les autres, ni que les éventuelles miennes le soient. Si même les tweets doivent être passés à la grille d'analyse de la rentabilité twollars reçus où va-t-on ? Y a-t-il un bureau des plaintes en cas de non paiement de twollars pour un tweet particulièrement exemplaire ?
Transformer les twollars reçus en véritable monnaie à offrir à une oeuvre caritative ? Je ne sais pas encore exactement verbaliser pourquoi mais cette alchimie de la transformation me semble malsaine. Ce que je sais, c'est que je n'ai pas besoin de twollars pour aller donner à qui je veux/dois, et surtout sans que ma générosité soit affichée sur twitter.
Les twollars un cercle vertueux ? Ce qui est présenté comme "une aide" par les créateurs pour les autres utilisateurs, peut s'avérer devenir une forme de dépendance et une source de conflits ridicules : gérer un montant de twollars impose des choix, à qui les donner et combien. Gérer ma façon de dire merci et le nombre de merci ne renferme aucune contrainte. J'ai toujours assez de merci en réserve et je n'ai pas besoin de
recevoir de mercis d'autres personnes pour reconstituer mon stock de
merci à distribuer. Je fais quoi quand je n'ai plus de twollars à distribuer parce que j'aurais été cigale ? Je fais quoi si à vouloir être fourmi, mes bonnes actions ne sont pas récompensées à leur juste valeur (celle que je lui attribue) ? Je déclare une twollars banqueroute ? Je spécule sur la capacité de mes contacts à dépenser sur moi ? Poussé un peu plus loin, il va falloir relire mes classiques d'économie ? Sans parler de la sincérité des actes. Quand je vois les exercices d'équilibristes de certain(e)s pour obtenir des backlinks, je m'interroge sur la perversion de la généralisation d'une monnaie virtuelle pour dire merci ... Ce marketing de l'ego me semble plus manipulateur que salvateur.
Il est certaines personnes de qui je n'ai pas envie de recevoir de twollars. Je n'ai aucun moyen de les refuser. Vous me rétorquerez que d'un merci, c'est la même chose. Non, quand une personne importune me remercie et que je ne le souhaite pas, ce n'est pas publié à la face du monde :-) Il me suffit de ne pas répondre et cela en reste là. Et quand quelqu'un se comporte mal, je lui facture une réparation en twollars ?
Cette monnaie est une contre-façon. Nous disposons déjà d'un outil immatériel dont l'authenticité se mesure dans le temps : le shmoozing. Ce qu'on peut faire pour les autres avant de se demander ce qu'ils peuvent faire pour nous. Discovering what you can do for someone else. Definition by Darcy Rezac in The Frog and the Prince
Aussi, pas plus que je n'attends recevoir de twollars, ne vous attendez pas en recevoir de moi.
J'aime appeler un chat, un chat. La monnaie sur twitter existe, si vous
voulez que cela vous coûte, payez. En vrai argent, sonnant et
trébuchant. Celui de http://twitpay.me/
Mais il est des choses qui ne s'achètent, ni ne s'offrent en monnaie ou en énergie quantifiable -- combien de twollars pour un coup de foudre ? :-) Ou du moins, dans ma vision des choses, ne devraient pas, ni être mesurées. N'en déplaisent aux contrôleurs financiers de twollars et d'ailleurs ;-)
Je pense à celui qui "m'aime jusqu'en Amérique en passant par la lune" et qui me remercie d'être comme et qui je suis. Ce qui veut dire beaucoup. Et beaucoup ... c'est beaucoup. Adverbe indéfini. Period.
Je n'aimerais pas recevoir de twollars en lieu et place de ce remerciement. Alors, s'il s'agit de relations tarifées à quantifier, je veux être payée en actes et en mots. Bien pesés mais pas comptés ;-)
Aux pauvres comptes d'apothicaire, je préfère la rime riche et l'impair d'un vers. Ou partager un verre. Ou être payée d'un sourire. Même virtuel. Comme celui-ci ;-)
I manage several accounts on twitter. Some for professional purposes, some for experimental purposes, some for information/watch purposes. They all are public and everyone can follow and answer to these tweets.
However, I manage one personal account whose updates are protected. This means that only people I accept can follow it. This also means that untill people follow me, I can't write them, even with an @ message, because all my updates stay in my closed garden. That's the bad part of a protected updates account.
There are many reasons why some users set their account in protected updates.
Some to avoid that their mother reads "8th mojito that evening, I'm starting seeing double."
Some to avoid that their boss reads "Never worked for such a shmuck. I would have done better to keep on sleeping this morning."
Still others to avoid that their employees read "still golfing. Will take the opportunity to play tennis before going to the office."
Or more prosaically for other to avoid that their lover reads "New York is fantastic" meanwhile they are supposed to be in Paris.
Others to escape from faux-lovers behind the followers. Well you can imagine all the different reasons why the protected updates feature is useful for some who need to always controle every move of their universe 8-)
All these anecdotal reasons' aim is to protect privacy from already-known people. Another main reason is to protect privacy from unknown people. All those who could read the Google indexed updates if they were not protected.
This is where twitter could improve my user experience.
While most of the time, I want my updates to remain protected, sometimes, in response to a question from someone who does not follow me, or to simply make the world know about my opinion, it would be neat that my updates get out of my closed garden and be read.
It could be simple to agree on a prefix that allows an update from a protected account to become public.
For example, while starting an update with #public the update would be published in the public timeline, readable by all, indexed by Google AND by twitter search too, allowing a response from the protected updates accounts to the rest of the twitter users. And allowing this answer to be delivered in the right account if it is aimed to someone who is neither followed, nor a follower.
Note: #public is an example for a better understanding. The code sign to temporary unprotect an update should be shorter, as a double <<
Is it too much? I'm sure there's always a way that I can have my cake and eat it too :-) What about you?
Du haut ou du bas de cette pyramide, deux journalistes nous contemplent.
La maturité et la hiérarchie des usages telles que les a théorisées Maslow (longtemps avant précédé entre autres par Epicure) seraient constituées de cinq niveaux principaux.
D'après Maslow, nous rechercherions d'abord à satisfaire chaque besoin d'un niveau donné avant de passer/penser au niveau immédiatement supérieur. D'abord à avoir (à manger, à boire, chaud) avant d'être (aimé, reconnu, accompli).
Aujourd'hui, deux journalistes politiques, Françoise Fressoz de Le Monde, et Marie-Eve Malouines de France Info, ont refusé la Légion d'honneur qui leur a été décernée.
La première parce qu'elle n'a "jamais réclamé une telle distinction, ni même été sollicitée en vue d'une telle démarche". La seconde parce que "rien, dans mon parcours professionnel, ne justifie pareille distinction. Je pense en outre que, pour exercer librement sa fonction, un journaliste politique doit rester à l'écart des honneurs. Pour ces raisons, je me vois dans l'obligation de refuser cette distinction."
Je ne sais si c'était une question de survie ;-) ni s'il faut beaucoup de courage, de modestie ou de besoin d'être reconnu pour nager ainsi à contre-courant, mais la chose est suffisamment rare pour être soulignée.
De façon récurrente, dès que j'entends ce genre d'histoire, je me souviens de ce pauvre monsieur Topaze, héros de Pagnol, à qui avait été promise la remise "des palmes académiques réellement" et de la parabole plus que jamais d'actualité qui s'en suivit. La video ci-dessous n'est qu'un extrait du film/livre de chevet éponyme dont je vous recommande l'intégr-alité.
« N’ayant pas encore l’âge où l’on invente, je me contente de raconter. »Alexandre Dumas Fils.
Je suis encore mâlâde. Mon père, ce héros au regard si doux, prétend qu'avec toutes les personnes que j'ai dans le nez et les contrariétés en travers de la gorge, cette somatisation aggravée n'a rien d'étonnant.
Il a toujours les maux pour (gai)rire.
Il n'empêche, toujours est-il que me voici clouée sur place et au lit avec quelque chose comme au mieux un quart d'heure d'autonomie à toute activité avant de piquer du nez, alternativement bouché et coulant, sous la protection éphémère d'un cocktail conjugué de cortisone et d'antibiotiques à renouveler toutes les 6 heures.
Grognonne. Incapable de ne pas m'écouter mais toujours sans voix. Frissonnante, découvrant des muscles douloureux dans des endroits où j'ignorais même qu'on en eut. Trop fatiguée pour commencer quoi que ce soit. Pas assez pour dormir toute la journée. En proie à des crises de toux dignes de La Dame aux Camélias.
Voilà, c'est exactement cela. Je suis la Dame aux Camélias. Phtisique et tout le monde me le cache. Je retourne à mon agonie.
Je vous rassure, si besoin, il s'agit d'un test qui n'a rien à voir avec l'intelligence.
Il mesure votre culture générale, votre rapidité et, pour les non-anglophones, votre niveau de compréhension de l'anglais. Et s'il vous trouve "stoopid", vous pourrez toujours arguer ne pas avoir compris la question ...
Sur le même site et dans la série time-waster horripilant/addictif, je vous conseille moov. Là, nul besoin de parler anglais ;-)
Look ma' I'm rated X! How to spend more time to update an avatar than to update your status?
A couple of days ago, I received an invitation to test 12seconds.tv, which is a video status updates. In twelve seconds. Which is short for talkative people as me. But a nice way to familiarize yourself with video, if you are not well acquainted with. As me ;-)
Anyway, before testing the service, I wanted to remind me how was seesmic.com, the "twitter of video" without a limit time.
Login on seesmic, I once again saw that my avatar was still that horrible white on blue G from Gravatar. I already have spoken about that with Thomas from seesmic one month ago. From GetSatisfaction and via email. But both of us did not find a solution, despite of Thomas' efforts and disponibility.
So, reading that other people had the same issue, I once again decided to explore Gravatar to try to find out how and why sometimes it displays my pic and sometimes not. No need to be a geek, in fact. This time, bingo!
The issue is really simple. I don't know
why, neither how, but my picture had been rated X by Gravatar. And
it sounds, which is a good news, that by default Seesmic does not allow picture
rated X from Gravatar.
Easy as a pie, you just have to know it... which is written nowhere on Seesmic. Nor that Gravatar rates pictures. Or I'm blind, which is also a correct hypothesis ;-) If so, please put it somewhere more viewable!
Anyway, if your Gravatar is not displayed on some websites just run checking if you're rated X. If so, just change your rating or upload a new avatar then chose the new one after rating it G !
Note: I am not really offended to have been rated X but... quand même!
Hier soir les zabitués de twitter l'ont lu 1 heure avant le reste du monde, wow 60 minutes, 3600 secondes -- quand je dis reste du monde, je parle des 99% de has been qui étaient off en train de diner, de discuter en famille, ou de regarder le JT de 20 heures -- oh les nuls du JT ils z'en ont même pas parlé.
Hey, si ça se trouve il y en a même qui ne savent pas encore ! Ho shame on you !
Ingrid Bétancourt est libre, Ingrid Bétancourt est libre !
La nouvelle qui courrait doucement en catimini ailleurs depuis 19h est donc tombée sur twitter directement de Colombie, non confirmée, et avant 20 h heure de Paris. Elle s'est répandue sur twitter comme une trainée de poudre (no colombian pun intented). Certains s'en félicitent. Pas moi.
Autant en cas de catastrophe -- un séisme, un tsunami recoupé par plusieurs témoignages -- les réseaux twitter-like sont d'une utilité criante pour gérer une situation d'urgence -- où se rendre, quelles routes ne pas emprunter, bilans divers...
Autant dans un cas pareil, diffuser "la bonne nouvelle" sans aucune précaution d'usage, et les bornes des limites sont franchies. On touche du doigt le virus du *journaliste* tel qu'on le montre du même doigt en faisant des gorges chaudes.
Et si dans les 15 effectivement libérés, il n'y avait pas eu Ingrid Bétancourt, et si elle n'avait pas survécu ? Je ne parle pas seulement de la blogalaxie franco-française, j'ai lu des dizaines de twitts, de blogs dans différentes langues annonçant la nouvelle sans aucun lien, sans aucune source. De l'info brute reprise à son compte à toute vitesse.
Sous couvert de réactivité des réseaux, il me semble que nous sommes en train de confondre vitesse et précipitation. De confondre course stupide à l'audience d'impétrants pseudo pigistes et source fiable d'information.
Qui de sérieux fait encore suivre les emails demandant une transfusion sanguine d'urgence pour un nain bègue dont le bras a été arraché en ouvrant une canette de soda, sans vérifier la source ? Et là, quand je dis source, il ne s'agit pas de balancer un informateur secret défense, mais bien de rendre à César ce qui revient à César ET offrir à ceux qui lisent la possibilité d'évaluer la fiabilité de l'information.
Pour les news non confirmées, autrement dit les rumeurs, il y a des forums spécialisés qui battent twitter à plate couture en matière de viralité. Je prêche rarement pour la tiroirisation et les étiquetages réducteurs, mais que l'on soit journaliste ou pas, vérifier ou au moins citer sa source est la plus élémentaire des conditions - sauf à en être l'origine, ça va de soi "just liberated from FARC by a bunch of colombian guys. Impeccable.Thx world. TTYL".
Une des premières choses que j'ai apprise d'un vieux jedi, avant même qu'internet existe, c'est dire si la pratique est ancienne, reste d'actualité et peut s'adapter en substance : "Si tu n'as pas de source sûre, maîtrise la bête qui tire les pieds de ton ego, apprends à te taire. Et si tu ne peux pas, un simple [non confirmé] ne te retirera pas la gloire de la course à l'échalotte au scoop mais te fera gagner en crédibilité, en humilité et un peu d'éthique." Oops désolée pour le gros mot. Et encore, je me suis retenue. Je n'ai pas adapté en disant néthique.
Parfois, dans mes rares crises de lucidité sur le métier de journaliste, au lieu de me dire, "ces fainéants de journaleux et leurs incompétents de webmasters sont encore en train de roupiller, ahaha twitter en parle déjà et pas eux", il m'arrive de me dire, "s'ils ne publient pas encore l'info, c'est qu'elle n'est pas sûre ou incomplète ou fausse". En allemand et en moi-même car je parle couramment les deux langues, il m'arrive même de me dire Achtung Minen.
Bon, ok quand il s'agit de web 2.0, de blogs et de ce genre de nouvelles capitales touchant la blogalaxie, je concède qu'ils maîtrisent moins bien le sujet que la moitié des derrières vissés à longueur de journée derrière leurs écrans, en train de hacker le dernier lien Archos pour voir Canal+ gratuit sur son ordi. Mais quand il s'agit des petites nouvelles du monde comme les libérations d'otages, je ne sais pas pourquoi, mais intuitivement, je les sens bien connectés aux bonnes sources. Et surtout, surtout, je sens bien les bonnes sources connectées aux bonnes rédactions. Si, si, ça existe !
Maintenant que la nouvelle est officiellement confirmée (à 21h15 hier par le Figaro sur le Net, devancé de quelques minutes par les radios), bravo à tous les hommes de l'ombre qui ont œuvré à ces libérations. Et Saint Ternet soit loué qu'ils n'aient pas cédé à la tentation de twitter leur feuille de route à la dernière minute "operation Jaque. On board to go liberating Ingrid & all. TTYL".
Puisse ce rebondissement être le premier d'une issue heureuse pour les autres. Tous les autres. Ceux qui restent encore séquestrés. Là-bas et ailleurs.
Note : Si vous cherchez une source à la source, la radio privée sur laquelle Ingrid Bétancourt s'est exprimée caracole en tête ;-)
P.S.: Si vous aussi avez twitté l'info sans aucun lien, rien ne vous oblige à me répondre, mais je serais curieuse de lire les raisons sincères et sans fard qui vous ont motivé à la diffuser.
Je reçois ce mail de Comboutique.com annonçant que le tee-shirt de mai i > u (souvenez-vous !) a été "sélectionné par les hotstuffers et va intégrer la rubrique HotStuff".
Pas encore de lien pour vous dire où aller voir et je ne sais pas vraiment ce que cela signifie, mais ça ne peut pas faire de mal à l'ego.
En attendant d'en savoir plus, vous pouvez toujours aller jeter un oeil ici ;-) Merci les hotstuffers!
note : Baptiste, si tu me lis, ça veut dire quoi intégrer la rubrique HotStuff ?
Update 18 avril : Eric fait appel de sa condamnation. "Que ce soit clair : je ne suis pas le chevalier blanc ni le porte-drapeau du web
(je ne voudrais pas que l'on me fasse porter un chapeau trop grand pour moi) et
je fais d'abord cela pour ma
gueule.
Mais, si elle réussit, cette
action jouera aussi de facto en faveur de tout le web collaboratif
francophone, car, qu'il s'agisse de Fuzz ou d'autres sites, nous ne
pouvons pas laisser cette décision aussi contestable maintenir tous les acteurs
du web français dans une telle insécurité juridique.
Soit les juges se
trompent, soit la loi est mal faite : interjeter appel permettra très
probablement de clarifier la situation."
Update 27 mars : Le Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné ce jour Bloobox.net, éditeur de Fuzz à 1000 Euros de dommages et intérêts, et à 1500 Euros de frais de justice pour atteinte à la vie privée.
J'aime bien Eric. Pour avoir avoir échangé plusieurs fois avec lui sur des sujets qui fâchent, je respecte à la fois l'homme, son travail et son intégrité.
Sans connaître Olivier Martinez, je n'aime pas, mais alors pas du tout, son attitude.
Si vous n'avez pas le goût de le maudire pour qu'il se sente si seul qu'il appelle son chien "Mon oncle", vous pouvez toujours le virtuellement kicker.
Mon score à battre : 126 047 127 358. Lancez-vous -- le plus loin possible ;-) C'est pour la bonne cause.
Note perso : Et toi le journaliste, oui toi ! Tes "collègues" ont relayé. Si tu n'as encore rien écrit, il est temps de prendre ta plume et de gratter sur les dérives procédurières sur Internet. Si tu ne vois pas le côté éthique, vois y ton intérêt. Sur ce, bon weekend de Pâques à tous les amateurs de cloches et d'oeufs. Je pars me cacher dans mon jardin secret. A qui me trouve, prière de ne pas déranger ;-)
Oh boy, kids, just go and breakfast together and that's it!
A French man is having his petit dejeuner (espresso, croissants, bread, butter and jam) when an American man, chewing gum, sits down next to him.
The Frenchman ignores the American who, nevertheless, starts a conversation.
American: "You French folk eat the whole bread?"
Frenchman (in a bad mood of course): "Oui."
American: (after blowing a huge bubble) "We don't. In the States, we only eat what is inside. The crusts we collect in a container, recycle it, transform them into croissants and sell them to France." The American has a smirk on his face.
The Frenchman listens in silence.
The American insists: "D'ya eat jelly with the bread?"
Frenchman: "Oui."
American: (cracking his gum between his teeth and chuckling) "We don't. In the States we eat fresh fruit for breakfast, put all peel, seeds and leftovers in containers, recycle them, transform them into jam and sell the jam to France."
The Frenchman then asks: "And what do you do with condoms once you've used them?"
American: "We throw them away, of course."
Frenchman: "We don't. In France, we put them in a container, recycle them, melt them down into chewing gum and sell it to America".
Tous ego ! Quoi de neuf sous le soleil de la blogosphère ?
Still Life, oil on wood by Willem Claesz Heda, 1634;
Museum Boymans-van Beuningen, Rotterdam. 43 ´ 57 cm.
Vanité des vanités, tout est vanité. Certes, mais ça n'empêche pas de dire Merci à :
Techcrunch Une bloggeuse prend l’exercice au second degré et nous propose des prédictions qui vous feront sourire parce qu’elles frisent avec le réalisme.
twittea (Estás en un blog que habla de Twitter) Solo una previsión
Direction Informatique Une blogueuse européenne fait des prédictions amusantes d'événements technologiques qui pourraient survenir en 2008.
Ecrans.fr Sur le blog « Bittent by a Bug », My a fait sa liste de prévisions un peu loufoques pour les prochaines années à venir
Bis repetita ... Ecrans qui recycle recite dans son dixit ;-)
Note : "Deux fois dans Libé, c'est pas un peu louche ?" Cher Monsieur Figaro, ayant autant d'amis en enfer qu'au paradis, il serait juste, dans un souci d'équité de mon temps de parole dans la diversité des obédiences politiques que vous eussiez la sérendipitié de citer un de mes posts, et par deux fois ;-)
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